Tour d'europe en camping-car des piconvoyageurs

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Publié à 03:52, le 16/04/2009 dans Avant le tour, Patras
Mots clefs : Patras
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Bilan

Alors ça y est c'est l'heure de faire le bilan : bon on va pas s'étaler pendant trois pages mais tout de même y'a des p'tites choses qu'on voudrait écrire pour clore ce beau chapitre de notre vie.

 

 

Rentrer, c'est une chose, mais digérer le retour c'en est une autre. Les premières retrouvailles passées, c'est la nostalgie qui s'installe.
Nous avons beaucoup de difficultés à raconter notre périple. Pas par lassitude, mais comme si ce voyage ne pouvait pas être rapporté à quelqu'un qui ne l'a pas partagé. Et puis, comment relater 5 mois, et par ou commencer.

Les premiers mois ont été difficiles à vivre, le rythme de la vie d'ici nous envahissait et nous dépassait facilement, et nous n'avions aucune envie de recevoir ou d'être invité...un peu comme si nous voulions prolonger les souvenirs en restant isolés tous les six. Nous nous sommes sauvés pendant les vacances de la toussaint : une bonne bouffée cette petite semaine de repos !

Nous avons vidé Martin de son contenu et en profitons pour lui faire une grande toilette et une remise en forme. Notre décision est prise, nous allons nous en séparer .La saison et la conjoncture ne se prêtent pas à la vente mais cela ne nous inquiète pas . Nous voulons essayer un autre type de vacances, un peu plus loin peut-être, et Martin aurait été inutile pendant quelques années.
.
5 décembre : soirée raclette entre amis. La particularité c'est que les trois familles ont fait un tour d'Europe en camping-car ( les Caramaya, aux frontières de l'Europe et nous même), c'est l'occasion d'échanger nos points de vue et de boire un bon coup à la santé du tour.

 

 23 décembre : nous avons abandonné Martin à une autre famille, et nous sommes très tristes de le voir partir...il était un personnage dans cette aventure ! mais de nouveaux projets commencent à fleurir dans nos têtes, la vie continue avec le sourire !



Publié à 21:57, le 6/01/2009 dans Aprés le tour,
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Préambule

 

 

Hé oui, le voyage est fini. Nous avons pris un réel plaisir à remplir notre   blog et à le partager avec notre famille, nos amis et tous ceux qui nous ont suivi le long de notre périple.

 

Pour ceux qui cherchent des infos historiques ou touristiques, ce blog ne vous est pas destiné, il est simplement l'histoire d'une famille avec 4 enfants en voyage.

 

Nos commentaires et nos propos peuvent choquer certains lecteurs, mais ils sont notre vécu.



Publié à 11:20, le 5/10/2008,
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Suisse et fin

 
 
 
 
 
 
Suisse et France

Nous faisons une halte dans un camping en bordure du lac de Constance car il n'y a pas moyen de se poser en sauvage. Le pourtour du lac est très bien agencé : une piste cyclable ceinture le bord du lac. Tout le long, il y a de nombreux villages traditionnels où les touristes se pressent pour arpenter les vieilles ruelles pavées et fouiner dans les boutiques.


Nous sommes dans notre dernière semaine, que le temps passe vite, les filles languissent de revoir leurs copines et leurs grands parents mais nous, nous sommes tristes de rentrer. La nostalgie du tour s'installe.

Nous passons en Suisse, vite fait bien fait nous nous dépêchons de rejoindre notre beau Jura : que nos montagnes sont belles, nous prenons un bain de verdure sur les hauts plateaux qui flirtent avec la frontière Suisse. Et avons même la chance de voir le Mont Blanc surplombant le lac Leman,... magnifique.
Les filles remarquent les plaques d'immatriculation françaises, les panneaux comme « salle des fêtes » ou « mairie/école » et sont ravies de pouvoir tous les lire. Enfin cerise sur le retour en France, direction la boulangerie où la commerçante s'adresse à nous en français ce qui surprend les enfants !! Vive la baguette croustillante que nous dégustons à midi.
Petite arrêt au saut du Doubs, jolie balade jusqu'à la cascade où là encore nous croisons des tas de français qui parlent français, étonnant.....


Lundi 18, nous arrivons au lac du Bourget : dernière baignade et dernière nuit avec Martin, c'est décidé demain nous rentrons, il faut bien mettre un point final à cette aventure.

Arrivée à Varces le mardi 19 chez les grands parents où nous sommes attendus pour midi : leur accueil est d'autant plus touchant qu'une banderole « bienvenue aux piconvoyageurs » barrait leur entrée de maison. Beaucoup d'émotion pour tout le monde, des milliers de choses à se dire, et plein de bonheur à partager.

Et le soir nous retrouvons notre maison, ça fait drôle de laisser Martin tout seul cette nuit...

 



Publié à 11:32, le 28/08/2008 dans Journal de bord, Neuchâtel
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allemagne

 
 
 
 
L'Allemagne
 
 
 
 
L'Allemagne : nous découvrons un spot de planche et de kit surf au nord de Lubeck : dans la petite ville de Neustadt, nous profitons des éclaircies pour faire les balades le long du bord de mer et prendre notre élan pour traverser le pays. Les Allemands que nous rencontrons sont bien plus sympathiques que ceux rencontrés hors de leur frontière !! Beaucoup font l'effort de nous parler en français (les vestiges de ce que j'ai appris à l'école sont vraiment insuffisants !!), et nous confient aimer la France et y venir régulièrement en vacances.

Nous reprenons la route via le lac de Constance.

La traversée de l'Allemagne est très rapide par les autoroutes. Les éoliennes s'espacent et laissent la place aux panneaux solaires qui envahissent les toitures des maisons. Campagnes, collines, vallées se succèdent et ressemblent aux paysages français....ça sent l'écurie!!

 

En route, nous nous arrêtons au hasard dans la ville de Rothenburg: sans guide de l'Allemagne où nous ne pensions pas nous arrêter, il nous faut suivre notre instinct: parking numérotés, bus et parcmètres, touristes asiatiques en vue...hm tout nous indique qu'il y a un truc à voir ici. Donc après la pose repas, nous enfilons nos chaussures pour arpenter les ruelles de la ville, et nous ne sommes pas déçus. Tout est très bien conservé ou reconstruit selon des plans d'époque (maisons à colombages, église et clochers), le charme de la ville fortifiée est incontestable, même les boutiques souvenirs réussissent à nous accrocher, nous trouvons plein de choses très jolies (objets en bois, verre , métal ou cuir).....et faisons quelques achats impulsifs!!

 



Publié à 11:48, le 15/08/2008 dans Journal de bord, Hamburg
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danemark

 
 
Le Danemark
 
 
 
 
 
Nous arrivons au Danemark par Copenhague et dégottons un petit terrain qui fait office de camping à deux pas du centre ville (bruyant et parqués comme des sardines mais nous n'avons pas trop le choix).
Le lendemain dès 8 heures, c'est une pluie torrentielle qui s'abat mais nous restons confiants car la météo change ici très vite et ils nous annoncent une belle journée.
Le programme s'alourdit très vite car nous commençons par l'usine Carlsberg,
intéressante ceci-ci dit, mais éprouvante car on nous offre 2 bières à déguster sur place avant de quitter la fabrique et il n'est que 12h30, estomac vide....aie, dur dur de rejoindre Martin pour avaler une grosse salade de riz, ...et on embarque à bord du bateau qui nous montre la capitale depuis les canaux. Ensuite grand tour à pied par les ruelles pavées, et retour au camp de base à 19h. Il nous faut libérer la place à 20h, alors c'est la course pour le repas et les douches de tout le monde !
Malgré cette visite éclair de la capitale, nous avons une impression très positive, et de notre avis commun, elle mériterait 3 jours cool en amoureux !! donc un projet de plus sur la liste ! Nous préférons en général la campagne à la ville, mais celle-ci donne envie de s'y installer ; les danois sont souriants, circulent beaucoup à vélo (ça, ça nous plait), tous est calme, la proximité de l'eau lui donne un charme indéniable, voilà un endroit où nous pourrions bien vivre.


Mardi 12, nous sommes sur l'île de Moen :
la particularité de ce coin tient dans les falaises de craie qui surplombent la pointe de l'île : c'est super beau, et heureusement qu'il faisait gris car nous aurions été éblouis !! eau turquoise (pfff encore) et blancheur des tombants dans la mer, ouah, plein les yeux. Sinon, on trouve des forêts où parait-il vivent des tas d'espèces d'oiseaux, des campagnes avec des vaches à poils longs. Toute l'île est sillonnée de pistes cyclables, piétonnes et équestres ; et il y a comme dans tout le pays, beaucoup d'éoliennes de toutes tailles (20% de la production électrique nationale).

Encore un petit effort, et nous passons en Allemagne : courte visite de ce beau pays qu'est le Danemark, mais la mauvaise météo annoncée pour la semaine ne nous encourage pas à poursuivre. Nous y programmons déjà de futures vacances pour mieux le visiter, et repasser par la capitale que nous avons adorée.





Publié à 11:27, le 15/08/2008 dans Journal de bord, Copenhague
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suède

 
 
 
 
La Suède
 
 
 

Sitôt la frontière passée, nous nous précipitons dans la première grande surface que l'on trouve pour enfin se faire plaisir et pour refaire le plein des coffres de Martin qui commençait vraiment à crier famine.
Les constructions suédoises ressemblent à celles des voisins scandinaves avec une dominante pour le rouge mais l'on commence à voir apparaître quelques maisons en brique.
Les fenêtres n'ont toujours pas de volets (ils prétendent ne pas en mettre car il n'y a pas de voleurs !).
Nous passons quelques jours dans le centre à coté du lac de Vaterm afin de profiter du soleil et de la baignade, les campings sont surpris de voir des Français et nous avouent en voir très peu. Cela dit il y a peu de visiteurs étrangers, à part les allemands qui sont partout, nous voyons très peu de camping car, et du coup il y a peu d'infrastructure pour nous : eau, vidange...

La formule camping en Scandinavie et souvent forfaitaire avec un tarif de 13 à 20 euros suivant le nombre d'étoiles.

Dimanche 3 août, c'est l'anniversaire
de notre petite Mathilde : 8 ans de bonheur, et quelques cadeaux à déballer....en soufflant les bougies sur la pizza, car les pâtisseries ne sont pas légende.

La région du Smaland rassemble une grande partie des artisans verriers très réputés en Suède et nous profitons d'une usine ouverte au public pour en faire la visite. Les enfants sont très intéressées, nous aussi, les souffleurs de verre et les graveurs façonnent quelques merveilles sous nos yeux et en peu de temps.

Direction l'île l'Öland et ses 400 moulins à vent, très prisées des vacanciers suédois, et bordée de sable blanc. Nous y visitons une ancienne forteresse en ruine, elle domine la ville de Borgholm où nous faisons un joli petit tour : rues pavées et vendeurs de souvenirs, quelques commerces, et un petit port où dormir.
Mais le mauvais temps revient, nous quittons l'île, et regagnons un peu plus le sud, dans la région du Skane.
Un extraordinaire rayon pain nous accueille dans chaque grande surface ; toujours sans croûte, mais de toutes les couleurs, et de toutes les farines. Nous avons acheté des spécialités suédoises : non pas des krisprols, mais des galettes troutroutées, on dirait des roues de vélo ! super bon !!

Nous avons passé une journée dans le musée de la marine de Karlskrona : excellente visite, avec des animations pour les enfants et des infos intéressantes pour les parents : on peut monter à bord d'un navire de guerre, visiter un sous marin, ou couler un galion du 18è en tirant au canon !!
En règle générale dans le pays, le culturel est très accessible et souvent gratuit pour les enfants.

 

 

 

A l'école, l'anglais est enseigné dès 7 ans, et les jeunes se débrouillent très vite très bien : du coup, même la caissière ou le pompiste, maîtrisent suffisamment cette langue : comme quoi il y a des enseignements à tirer chez nos voisins.

 

La Scandinavie est partout très propre, on ne dira pas qu'on n'a jamais vu un papier gras ni une canette, mais en général tout est nickel. On trouve facilement tout ce dont Martin a besoin pour ronronner, et les équipements sont modernes (normal, on est au pays d'IKEA) !

Les suédois doivent être d'excellents golfeurs (sport que l'on ne pratique pas du tout), on trouve des terrains tous les 10 km, un peu comme les terrains de foot chez nous.

 

 

La région du Skane bénéficie d'un climat très doux, propice aux cultures, et Martin roule au milieu des pommiers : ce coin est réputé pour la production de pomme : culture, usine de conditionnement et boutique pour la vente se suivent le long de notre route.


Etant donné que nous avons gardé quelques jours de rab
pour finir ce tour en douceur, nous nous arrêtons dans cette région pour profitez du soleil (de retour pour 3 jours) : Simrishamn est un joli village avec maisons colorées ou à colombages, ruelles pavées parfaites pour la flânerie. Juste en dessous, de longues plages de sables fins, avec accès aux campings cars, nous permettent de nous « poser » tranquillou. Matinée balade le long de la mer, et après midi bronzette à l'abri des dunes et châteaux de sable avec les filles.


La police est complètement absente sur toute la Scandinavie, hormis les radars plantés très fréquemment, même dans les village type Saint Martin limité à 30 km/h, il n'y a pas de répression fliquées, tout est automatisé.

 

 

Nous arrivons bientôt au terme de notre voyage, déjà 4 mois et 20 000 km au compteur : alors bien sûr des petits soucis nous en avons rencontrés quelques uns. Jusque là nous n'avons pas parlé du vieux chnoc qui nous a défoncé le marche pied de Martin en Norvège : pour lui, j'ai sorti tout mon vocabulaire de circonstance, Thierry a fait le gars bien embêté, et il a fini par nous donner tous les billets de son porte feuille !! Après il est parti, sa bagnole bien rayée aussi, et en presque un clin d'œil Thierry a redressé la marche.
Il y a aussi les camping caristes allemands : nous n'avions pas d'à priori, mais maintenant on est tenté de les appeler les bochs !! il y a celui qui s'est mis à gueuler parce que Thierry pissait dehors, en prétextant que ça sentait mauvais : ben ouhai avec 12° en moyenne dans ce coin là et des pluies très fréquentes, c'est sûr ça allait vite puer !! M'enfin celui là je lui aurais volontiers vider un semi remorque de crottin tout autour de son camion !!
Et puis, il y a celui qui n'a pas hésité une seconde à garer sa croûte pile devant nous, nous gâchant la vue sur le joli petit port, mais bon celui là a oublié justement son marche pied, et on l'a embarqué !! bien fait.
Enfin il y a tous les jeunes idiots qui déboulent sono à fond croyant nous en faire profiter, ou ceux qui nous klaxonnent à 5h du mat, les jaloux qui partent bosser quand on est en vacances !!
Sans tous ces crétins que l'on pense ne croiser qu'en France, le tour aurait été plus monotone !!

 

 

Nos 14 m2 pour 6 sont parfois un peu juste, et nous serons tous très heureux de retrouver notre maison et la large surface dont nous allons disposer à nouveau. On ne compte plus le nombre de fois où l'on s'est cognéla tête dans la capucine ou dans un placard, ni les bleus et bosses aux genoux et sur les coudes qui dépassent toujours trop. Pourquoi ne pas évoquer l'intimité du couple avec des enfants qui ne sont plus des bébés !!! A 11 ans le coup de la tempête c'est comme le père noël, on n'y croit plus!!

Que dire de la machine à laver, de la chasse d'eau des wc et de l'eau chaude à volonté pour la douche. Et aussi du four où les filles ont hâte de voir cuire leur premier gâteau au chocolat !


Notre voyage a été merveilleux, mais nous gardons nos autres impressions de retour pour plus tard...d'ici quelques temps nous pourrons mieux les évaluer.

 

Nous passons en Suède par le pont de Oresund, arrivant directement dans Copenhague.



Publié à 11:50, le 6/08/2008 dans Journal de bord, Malmö
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norvège

 
 
 
 
 
La Norvège
 
 
Dans la région du Finnmark, les pistes de ski doo remplacent celles de ski de fond. Les résineux font place aux petits arbres maigrichons sur des collines (ah un peu de relief) ressemblant à la toundra ; C'est vrai qu'il faut être résistant sous cette latitude. Encore aujourd'hui on trouve de la neige. Ah qu'ils sont loin les citronniers du sud de l'Europe !!

Il fait 10° en moyenne l'été, ce qui nous donne une idée des températures
hivernales, sans doute un peu frisquettes.
Quelques maisons colorées mais très isolées et cachées derrière les arbres : on se demande de quoi vivent les habitants ; Dans leur « jardin », il y a des tipis et des tas de bois énormes. Les lacs alentours sont très sombres contrairement à la Finlande où les usines d'exploitation du bois coloraient en brun coca cola l'eau des lacs.

Sitôt passé la frontière, on trouve des aménagements spéciaux pour les camping-car avec eau et vidange + wc .

 

Samedi 5 : on arrive sur la mer de Barents, ça caille encore plus, le vent s‘en mêle, la grisaille aussi. Du coup on roule pas mal et on avance notre kilométrage à grands pas.
Il est 14 heures quand nous arrivons à l'embranchement qui nous mènerait vers le cap 140 kms plus loin. Nous patientons jusqu'à 17h00, mais le mauvais temps ne semble pas de dissiper, le « touristinfo » d'à côté n'a pas de meilleures prévisions, et le coût du cap serait de plus de 250 euros pour 6 : trop cher pour l'accès à la nature à notre goût, nous filons vers le sud. Désormais c'est le chemin du retour, encore quelques milliers de kilomètres nous séparent de notre village et tellement de merveilles encore...


La région du Finnmark nous conduit tranquillement
vers les îles Lofoten, et l'on se régale déjà à observer les rennes en totale liberté dans ces montagnes, on les côtoie de très prêt lors de nos premières randos, les cascades et les reliefs encore enneigés tombant dans la mer sont superbes. Mieux encore il fait beau ! On fait un tour à Tromso, ville la plus septentrionale de l'Europe, c'est de là que partent la plupart des expéditions pour le pôle. Une belle marche nous conduit à l'arrivée du téléphérique d'où l'on peut contempler la baie. Plus loin sur la route, il y a une superbe cascade avec la plus longue échelle à saumons d'Europe du nord, mais sans poissons malheureusement en ce moment...

 

 

 

 

 

Le Lonely planet indique que c'est le pays le plus cher du monde. Sympa comme entrée en matière .C'est aussi l'info que l'on a recueillie auprès des voyageurs que l'on a croisé, et Martin a les coffres pleins. Mais les tarifs d'entrée des musées et parcs animaliers nous font quand même bondir (entre 10 et 15 euros/pers), tout comme le prix des aliments. Mais que mangent-ils ?
Ben oui du poisson pour sûr, il abonde dans ce pays,
et Thierry nous a pêché quelques cabillauds délicieux. Mais de là à s'en couper une tranche au ptit déj...
Pour en finir avec les prix exorbitants pratiqués dans ce pays, celui du carburant entre 1.60 et 2 euros le diesel, et celui des clopes à 10 euros le paquet de Marlboro, joli score.

 

Ce 7 juillet est une date à ne pas manquer!!!!

 

Depuis quelques semaines déjà, nous vivons avec le soleil de minuit, et on s'accommode maintenant bien de cette luminosité permanente. On y trouve plein d'avantage, rouler tranquillou le soir, se promener même très tard. Les habitants font leur jogging à 23h, d'autres pêchent à la mouche à minuit passé, tout se passe comme s'il était 4 heures de l'après midi. C'est bien cool...en été.

 

Bon plan gaz camping-cariste : A l'entrée de Sortland sur les îles vesteralen, on peut remplir les bouteilles de gaz française avec les raccords internationnaux à la sociéte Halogaland varmeservice (face à la station esso, aller à la ZI)

 

En partant nous promener espérant trouver une bouteille à la mer, nous découvrons les ossements d'une baleine : oh !! Les gros nonos pour son chienchien. Et la chance nous sourit encore avec les beau soleil de minuit que nous observons depuis Martin garé en bord de mer à Eggum sur les Lofoten : bon plan pour les touristes : un champ mis à disposition face à la mer avec eau et wc.

 


La suite de la visite : plage de sable blanc et baie turquoise, un peu comme en Corse, mais en plus grand (plus frais aussi !) et sans yacht ni villa dégoulinante sur le rivage... la nature reste grandiose et belle. Nous faisons de belles balades en montagne et profitons au maximum de ces journées de beau temps.
Dimanche 13, nous quittons les Iles Lofoten pour rejoindre Bodu par le bac : les traversées sont très chères (surtout si on mesure + de 6m, c'est 3 fois plus), et nous calculons le parcours au mieux pour éviter d'emprunter les bac trop souvent.

Petite anecdote pour nous souvenir qu'il ne faut pas trop chercher après la station la moins chère pour faire le plein : à jouer à ce jeu là, Thierry a été obligé de siphonner 5 litres de carburant dans le réservoir d'un gugusse pour permettre à Martin de rouler jusqu'à la station suivante.


Lundi et mardi sous la pluie pour faire les 800 km qui nous séparent de Trondheim. Nous traversons les hauts plateaux désertiques du nord : il n'y a pas âme qui vive, et pas de station essence sur 200 km.
Seul la franchissement du cercle polaire nous fait sourire : les gens ont créé des centaines de kerns de part et d'autre de la route de façon très symbolique et très touchante. Du coup nous posons chacun notre petit caillou sur un des édifices. Plus loin le soir nous retrouvons un semblant d'obscurité à la tombée de la nuit.

 

 

 

Et puis soudain un remarquable parfum de bouse nous annonce la proximité d'une ferme. Fini les animaux exotiques du grand nord, nous retrouvons les vaches et les moutons, les jardins fleuris, et encore plus de maisons aux toits en herbe. Les lilas sont en fleurs, et les cerises sont juste mûres !! C'est le début de la région de fjords, nous n'empruntons que des routes magnifiques, difficiles de faire autrement d'ailleurs. Dès qu'on s'arrête Thierry jette sa ligne pour pêcher (et c'est du poisson frais pour la soirée). Plus bas nous trouvons maintenant des arbres fruitiers, des plantations de fraisiers (20 euros/kg !), de framboisiers et groseilliers : les scandinaves adorent les fruits rouges. Nous avons fait une cueillette sur des plans sauvages, avec le saumon et le maquereau de la pêche du jour, notre repas a été délicieux.

 

Trondheim : Jolie ville avec des bâtiments à étages, cela faisait longtemps qu'on ne voyait que des maisons ou des grosses bâtisses. Rues piétonnes sympas. En manque de sports mécaniques, Sophie a su traquer un départ de course de tondeuses à gazon en pleine ville.

Bon plan touristes : Valldal, départ de la croisière sur le fjord pour se rendre à Geiringer, l'office du tourisme met à disposition machine à laver et sèche linge pour 10 couronnes.

 

Malheureusement pour la croisière, l'éclaircie prévue n'arrive pas, nous préférons visiter le fond du fjord par la route qui donne accès à une cascade de 200m et à de jolies ballades tout autour : ceci nous permet de patienter une journée car cette croisière vaut vraiment le coup, c'est une des plus courue, et pour un prix pas trop écrasant, ce qui n'est pas négligeable dans un pays où l'on se fait aspirer le contenu du porte monnaie en rien de temps ! Malgré le ciel chargé du lendemain matin, nous embarquons pour la croisière: la grisaille gâche un peu l'excursion mais c'est quand même très beau : cascades en pagaille, fermes isolées et accessibles uniquement par bateau, étroitesse du fjord par endroit...

 

 

Le soleil de retour, nous traversons les hauts plateaux 1200m et avons même la surprise de voir une station de ski qui tourne encore à la mi-juillet et de passer au pied du glacier de Jostedalbreen, le plus grand glacier d'europe continental mesurant plus de 400 m d'épaisseur par endroit. C'est pour dire comme il fait chaud ici !!!

Nous apprécions plus la Norvège pour la beauté de la nature que pour la chaleur des habitants. Dans les villes, les commerces ferment très tôt (16h) y compris les boulangeries ; les gens ont l'air de filer chez eux, et les petites villes sont plutôt fantomatiques, genre western au moment où la cavalerie picon arrive ! Du coup en dehors des infos glanées dans les guides, nous n'avons rien appris de personnel sur les norvégiens. Un sur quatre possède une maison à la campagne, les autres ont soit un camping-car soit une caravane, ils sont très proches de la nature et font tout pour la préserver.

 

 

Nous visitons Bergen ce lundi 21 juillet, et oh chance, sous le soleil : il pleut 275 jours par an dans cette ville !! Nous la trouvons très agréable, très colorée, et très animée : nous faisons à pied la montée du funiculaire qui donne un très bel aperçu de la ville et du port. Puis petite balade dans la vieille ville et sur le marché au poisson « pour touriste » : là plus qu'ailleurs les prix sont dingos. On peut trouver de la baleine séchée et fumée (que nous avons goûtée par curiosité) : la Norvège continue de chasser les rorquals bravant ainsi ouvertement les interdictions internationales.
Juste à côté, on trouve des marchands de peaux : peaux de rennes bien sûr mais aussi de loup, de phoque, renard...brrr cela nous dérange.
Bergen est aussi une ville avec des musées et beaucoup d'autres attractions, mais les tarifs des entrées, surtout quand on est famille nombreuse, sont un vaccin contre la culture (entrée des musées 10 euros en moyenne). Nous nous étions déjà fait la remarque en visitant Tromso et Alta au nord, où l‘on peut trouver des peintures rupestres (14 euros/pers), ainsi que dans les petites villes pour entrer dans les églises (6 euros/pers).


Bon plan parking camping car dans Bergen : le quartier universitaire, à 500m du centre, gratuit et calme car les étudiants sont en vacances.


Même si la Norvège est magnifique, le fait de jongler avec les nuages
et la pluie pour caler nos visites nous pèse, de plus le manque de chaleur pour pouvoir enlever nos sweat et nos pantalons commence à nous gonf...., nos réserves de nourriture sont bientôt à zéro, le tout conjugué avec le prix du carburant et des traversées en bacs exorbitantes, nous poussent à écourter notre parcours et couper de Bergen vers Oslo sans visiter la partie sud du pays (ça fera l'occasion d'y revenir).

Les routes du pays sont très bien entretenues, il y a des centaines des tunnels, certains avec rond point multidirectionnel, un vrai gruyère, des ponts en tous genres, et des routes taillées à flanc de montagne. Les parkings en bord de route sont très nombreux et très bien équipés (parfois avec eau chaude dans les sanitaires), très souvent, on peut vidanger et faire le plein d'eau potable.

A croire qu'il y a un esprit bienveillant sur les voyageurs car depuis Bergen pour n'avons plus vu un nuage et sommes passés de 14° à 28°ce qui nous convient très bien.


Le 22 juillet nous avons partagé la soirée en compagnie de Céline, Pascal et leurs deux petits bouts, une famille qui était entrée en contact avec nous alors que préparions notre voyage et qui est partie de France début juillet pour effectuer un tour d'Europe de 6 mois, mais en sens inverse du notre. Nos enfants ont apprécié le fait de jouer avec d'autres petits français et nous avons échangé divers bons tuyaux sur nos périples. Quand on discute avec des gens qui sont dans le même trip, les idées convergent souvent vers les mêmes centres d'intérêts et la discussion a été très agréable.

Dès la sortie des fjords, la route franchit le superbe plateau de Hardangervidda, nous faisant admirer les forêts et les rivières des alpages. La descente sur Oslo est très douce, nous permettant de faire de belles poses sur le trajet : cratère de météorite, église en bois debout ou parc animalier (où nous voyons des élans et des ours), et beaucoup de lacs où nous pouvons nous baigner et nous bronzer sur les abords.

 

 

 

Drôle d'Oslo : Tout content de trouver un petit parking à côté du centre ville, nous débutons notre visite de la capitale par un petit jardin rempli d'héroïnomanes se shootant en plein jour, vautrés dans l'herbe et sous le regard de tous, sans aucun étonnement des passants. Mais notre visite n'en finit pas de nous surprendre. Le centre grouille de personnes insolites dans le style hard métal, punk, sdf, saltimbanques en tous genres proposant leur numéro pour gagner quelques euros, travestis...) tous plus exubérants les uns que les autres. Il y a bien sûr de beaux bâtiments mais la population est tellement originale.


Retour à notre petit parking : une prune de 80 euros nous attend sagement sur le pare brise pour mauvais stationnement : la place était réservée aux employés du bâtiment voisin, mais tout ça écrit en norvégien !
Cerise sur gâteau, la poste encaisse 10 euros au passage pour manipulation administrative de PV.


Pour se consoler, nous dégottons un mini emplacement en bord de mer dans un coin très tranquille au sud d'Oslo, et décidons d'y rester 2 jours.
En plus le 26 c'est l'anniversaire de Pauline, donc la journée passe en baignades et rigolades. Déjà 11 années de tendresse et de douceur.

Les abords de la capitale fourmillent de petits ports : des milliers de bateaux naviguent le soir ou le week-end vers les îles alentour. Les pieds dans l'eau, la tête dans les montagnes, les habitants d'Oslo ont loisir de pratiquer le ski ou la voile sans même prendre leur voiture.

 

Dans l'ensemble les norvégiens ont un très haut niveau de vie, et le taux de chômage est quasiment nul : les étrangers sont nombreux à venir s'y installer.
Nous passons en Suède, pour sauter sur le premier centre commercial qui se pointe, nous commençons à avoir les dents longues !! La Norvège a explosé le budget.
 

 

 

 



Publié à 21:45, le 10/07/2008 dans Journal de bord, Sortland
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Finlande

 
 
 
 
 
 
 
 
La Finlande
 
 
 
 
 
Les infos des Caramaya sont toujours d'actualité, la compagnie Viking-line reste la moins chère (134 euros et 2 heures 30 de traversée).
Les Finlandais en profitent pour dévaliser la boutique du bateau d'achats en tout genre et plus particulièrement de bières. Ils repartent avec des mini chariot remplis à ras bord ou un carton de 24 canettes sous chaque bras, la légère houle servira d'excuse pour ceux qui ont gerbé.

Mardi 24 et mercredi 25 : La visite de la capitale commence par la caserne
des pompiers à qui nous demandons l'hospitalité pour passer la nuit, nous avons besoin d'un raccordement électrique : Martin nous fait un coup de blues lui aussi : il veut une batterie neuve pour la cellule sinon plus d'eau ni de frigo : étant donné la menace, nous cédons à son caprice (on va pas râler elle a quand même 7 ans d'âge), et on lui offre deux batteries neuves dès le lendemain!! Décidément, on aura squatté pas mal de casernes pendant de tour.

Et puis aussi dans cette journée, une petite visite aux urgences d'Helsinki : Pauline est tombée hier dans le bateau et depuis elle a super mal aux deux coudes....diagnostic : pas de fracture, mais une grosse douleur pour quelques jours. En visitant, on a fait une pause dans le mac do de la capitale, histoire de s'achever la santé pour de bon !! et pour faire plaisir aux filles qui ne connaissaient pas, oh les pauvres choutes !


Enfin le soir (23h30), nous récupérons Tiphanie à l'aéroport : l'accompagnant ne parlait pas un mot de français, elle a dû s'éclater pendant le vol, elle a aussi épuisé le pauvre garçon !! mais ça on connaît le phénomène, hein Sonia !!

Voilà tout le monde a besoin d'une bonne nuit de récup après toutes ces émotions. Nous ouvrons le bagage de Tiphanie dans lequel nous attend le paquet transmis par mamie, les tomes 5 et 6 de la série potter...+ quelques photos des chats et des petits mots de tendresse.

 

La capitale n'est pas très densément peuplée, les embouteillages habituels n'existent pas, et on trouve de la place pour stationner sans problème, même avec Martin.
Dans les villes en général, et dans les villages, on voit des gens, mais pas tant que ça !! 5 millions se répartissant sur un territoire vaste comme ½ France, ça fait pas beaucoup de têtes à l'horizon.
La majorité de la population parle anglais, ce qui facilite beaucoup de choses, comme expliquer un problème électrique dû aux batteries foutues, ou un raccord de bouteille de gaz de convenant au normes finlandaises !!!


Nous sommes surpris par le respect du code sur la voie publique. Si le feu piéton est rouge, tout le monde attend sagement qu'il passe au vert avant de traverser même s'il n‘y a aucune voiture en vue. Le laissé le passage aux bandes piétonnes est presque plus respecté qu'un feu rouge , les cyclistes descendent de vélo pour traverser sur les clous, et souvent chacun a sa propre voie de circulation. Chez nous dès qu'on peut griller un peu de rouge, on se gène pas, et quand on est à vélo, on tente de ne pas poser le pied par terre !!
Les gens ne roulent pas comme des fous, de toutes façons y'a des radars tous les 5 kms et sans panneau les annonçant, alors ça calme. les voitures restent même sagement rangées en file derrière nous (à 80 km/h) sans coller aux fesses, et ne tentent pas de doubler. Les routes sont hyper larges (on peut rouler à deux de front) et très très bien entretenues. Bon en rencontrant un français vivant ici, on a appris que la fiscalité dans ce pays est au moins aussi sympathique sinon plus que chez nous. Ce qui explique les dépenses en entretien, et commodités mises à disposition de tous.

 

En général on constate que chacun prend soin de ce qui est public : pas de détérioration ou de graffiti observé (même sur les radars fixes). Tout est très bien tenu de partout, des wc publics avec eau chaude et chauffage nickels, des campagnes ou même les abords des fermes et hangars agricoles sont bien rangés : c'est pas le foutoir, et c'est bien agréable à vivre pour tous. Pour traverser les lacs, les bacs sont gratuits puisqu'ils sont la continuité de la route.


Nous roulons à travers la région des 1000 lacs (187 888 dénombrés) : les paysages sont vraiment magnifiques. On se reprend à rêver d'une petite maison en bois rouge au bord d'une étendue d'eau bleue entourée de verdure, un petit ponton et un petit voilier tout mignon pour les week-end d'été... mais faut revenir l'hiver quand il ne fait jour que 4 h en tout !!! D'ailleurs déjà en ce moment la clarté ne nous quitte plus : le soleil se couche, mais il ne fait jamais complètement nuit. On ne se sert plus du tout de l'éclairage dans le camping-car et on perd un peu nos repères sans horloge.
La nature est très belle, les lacs tous différents : parfois on voit des maisons très colorées avec ponton privé, parfois un voilier ou le sillage d'un bateau, d'autres fois ce sont les forêts et leurs couleurs se reflétant dans l'eau....en somme une région splendide.

Les finlandais sont proches de la natures, et mettent un point d'honneur à la préserver. 1 sur 7 possède un bateau (peut-être même plus si on compte les barques !), et beaucoup ont des maisons à la campagne, des caravanes ou des camping-car : ça fait longtemps qu'on n'en a pas croisé autant.


Ils sont quelque peu réservés au premier abord mais s'avèrent très gentils dès qu'on a besoin de quelque chose. Leur façon de nous accueillir est sincèrement chaleureuse.

 

A Mikkeli, nous avons été voir une course de moto cross. Les filles ont trouvé ça très chouette (surtout les départs ou une trentaine de motos s'élancent gaz à fond). En partant nous sommes tombés sur un circuit de kart de compétition. Reste encore une course de F1 et un grand prix moto, et le tour d'Europe nous aura fait découvrir le tour des sports mécaniques !!

 


Nous profitons d'une pose de deux jours au camping de Juva pour faire une
grande ballade à pied le matin et en barque l'après-midi. (Camping de juva très bien aménagé avec cuisine, sauna, jeux, barque... et très bon marché : 18 euros). Sophie a pu faire cuire un gâteau et un gratin, délicieux quand ça fait presque 3 mois qu'on n'en a pas mangé !!


Des parcours éclairés sont aménagés pour la course à pied et le ski de fond dans et autour des villes. Les pistes cyclables protégées de la circulation longent la plupart des routes et sillonnent les villes.
A découvert, la vie de tous les jours n'est pas si infernale mais dès que l'on passe en sous bois des escadrons de moustiques nous attaquent avec voracité. Nous nous sommes équipés de produits scandinaves pour nous protéger, le 5/5 n'étant pas efficace pour ces enquiquineurs.

Heureusement que nous avions remplis les coffres avant de quitter les pays baltes, la vie ici est bien plus chère que chez nous, sauf le carburant à 1.40 en moyenne.

 

Oulu: nous avons quitté la région des lacs , et nous dirigeons vers la Laponie via le bord mer. Ville assez dynamique avec une jolie plage sur le golfe, et recordman nationale des pistes cyclables. Ici on peut se poser sur un parking à proximité de la mer et du camping sans interdit, d'ailleurs nous ne sommes pas les seuls, les vacances ont commencé pour les gens du pays.

Un peu plus loin à Kémi, nous rencontrons Jean pierre et Thérèse, qui arrivent de Norvège. Comme tous les camping-caristes nous échangeons sur nos parcours, et bons plans. Jean pierre nous confie qu'en Norvège le poisson abonde et que même sans être un pêcheur averti, on fait bingo à chaque fois. Il n'en faut pas plus à Thierry pour foncer dans le premier magazin s'acheter un lancé !! De plus ils nous dépannent avec le kit international de raccordement gaz, qui nous sauvera peut-être de l'hôtel en fin de parcours !!

 

Décidément, nous avons du mal à voir des élans, pourtant nous prenons la peine de rouler tard le soir (jusqu'à minuit) pour augmenter nos chances, mais comme même à cette heure là, il fait jour.... le seul que l'on ait aperçu de prêt avait accroché sa tête en trophée au mur!!


Nous avons passé le cercle polaire sous 28° et avons rendu visite au père noël : le bonhomme a installé un joli business qui marche fort. Il est interdit de le prendre en photo, ni même sa maison, par contre ton gosse en photo sur ses genoux te coûtera 30 euros !!non non c'est pas un score de hockey, c'est un prix. La poste propose aux visiteurs de poster le courrier pour un départ la veille de noël, tout ça pour 8 euros l'enveloppe. On parle beaucoup de prix, mais ils sont renversants !! Après quelques achats souvenirs raisonnables auxquels nous n'avons pas pu échapper, nous reprenons notre route E4-75 vers le grand nord.

 

 

Ivano, sur la route du nord, mais encore en Finlande, ce vendredi 4 juillet. Hier 30° à Rovaniemi, aujourd'hui 8°, ressenti 3°, génial, on se tâte pour aller au cap. Les gens que l'on a rencontré étaient plus ou moins dégoûtés : le tarif A/R est de 200 euros, c'est bourré de cafés, restos et boutiques souvenirs. Alors ça nous fait réfléchir !!
Nous consultons régulièrement la météo, et les prévisions pour les trois jours à venir ne sont pas bonnes.


Nous pensons que la Laponie doit être bien plus jolie en hiver sous la neige. Le coin se prête plus à faire des excursions en traîneau ou motoneige. Le paysage est un peu monotone, toujours des forêts mais aussi pas mal d'endroits pelés. De temps en temps une cabane en bord de route pour s'arrêter boire un café (4 euros) : une multitude de bois et de peaux de rennes indiquent que les trappeurs et les chasseurs habitent la région.


Un mot pour finir : l'état des routes en Finlande est impeccable, mais les moustiques en cette saison
nous pourrissent la vie : malgré les moustiquaires, on en tue encore au matin sans savoir par où ils sont entrés. En Laponie du nord ils sont plus nombreux que partout ailleurs. Manifestement ça ne nous donne pas envie de devenir propriétaire d'un chalet ici, entre les deux mois de nuit non stop l'hiver et ces affreuses bestioles l'été, y'a de quoi devenir dingos !



Publié à 12:07, le 26/06/2008 dans Journal de bord, Porvoo
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estonie

 
 
 
 
 
 
L'Estonie
 
 
 
 
 

Des trois pays baltes, l'Estonie est celui qui s'est le plus rapidement développé sur le plan technologique : les parcmètres se paient avec le téléphone portable, on trouve des bornes wifi de partout.

Vendredi 20, le temps est très variable et nous nous réfugions l'après midi à Parnu : son hyper centre aquatique nous permet d'échapper trois heures au mauvais temps : hammam, sauna et bains à remous en tous genres, toboggans, et cascades....une après midi qui fait plaisir à tout le monde et qui laisse des hématomes en souvenirs : et oui les descentes en toboggan étaient chronométrées !

 

Après avoir passé une nuit un œil ouvert (quelqu'un a tenté d'ouvrir Martin à 2h du matin!!), nous dormons la nuit suivante dans la caserne des pompiers de Tapa, à l'est de l'Estonie (tout prêt de la frontière russe). Au matin, nous nous sommes rendus sur le petit marché de la ville : ah les vieilles habitudes russes sont encore bien encrées ici : la queue devant les étales, les distributeurs...la mode n'est pas arrivée sur le marché, tout est gris fade, très tristounet.

 

 

 

 

Nous reprenons la route vers Vosu, dans le parc naturel de Lahemaa, et nous passons deux nuits au camping. C'est la Saint Jean : un peu partout de grands feux sont prévus, avec quelques festivités bien arrosées. Les baltes fêtent le solstice d'été , trois jours de fiesta non stop,23 et 24 fériés, tout est fermé sauf les pub et les restos.

 


Quel plaisir de jouer au monopoly à chaque fois que l'on va faire les courses. Ici quasi pas de pièces, tout se règle en billets qui vont de 2 (environ 7 cts d'euros) jusqu'à 500. Le double étiquetage (monnaie locale et euros) est systématique car l'Estonie prévoie de passer à l'Euro très prochainement.

 

Nous sommes arrivés à Tallinn sous la pluie et par 12° : notre moral s'assortit à la météo, on se dit que si le temps pourri persiste la Finlande sera un pays vite visité !!
Et puis tout à coup le soleil a sorti le bout du nez vers 20h jusqu'à 23h.
nous avons profité de cette éclaircie pour faire le tour de la vieille ville magnifiquement restaurée, et avec les couleurs du soleil couchant un pur bonheur pour les photos.

 

 

Le mauvais temps est revenu dans la nuit, et aujourd'hui mardi les filles prennent patience avec les légos, playmo, jusqu'à ce soir, où nous prenons le bateau pour Helsinki. Espérons que la mer ne sera pas trop mauvaise...

La maison nous manque à tous ces derniers temps : le gens du nooord de l'europe sont plus distants, les températures souvent un peu trop fraiches pour manger dehors, ou alors c'est la pluie qui s'en mêle et nous coince dans notre petit habitacle. Il y a aussi les moustiques qui nous gâchent le plaisir de randonner en short ou tee shirt (c'est pour ça que sur les photos nous portons tous des k way !!) bref une accumulation de petites choses qui font que loin de chez nous tout cela devient difficile à vivre. On se dit bien sûr que ces moments de galère nous permettent d'apprécier les autres aspects du voyage.




Publié à 12:54, le 22/06/2008 dans Journal de bord, Tallinn
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La lettonie

 

 



 

 

 

La Lettonie

 

 

 

Dimanche 15 juin: Fête des pères, un petit cadeau de bonheur sorti droit de leur coeur

 

 

 

  

                  

 

Mon papa le meilleur


Il est beau, il est fort

Il est si gentil que je l'aime à lafolie,

Intelligent, fantastique

Toujours dans une forme olympique

Il est le champion interplanétaire

Un jour, il est monté au sommet du Mont Papa,

Depuis, c'est le roi d'entre les rois.

Mon papa, c'est le meilleur du monde!

Pauline

 

 

Mon papa

Quand je lui fais un câlin,

Tout le bonheur est serré dans mon coeur.

Parce qu'il est grand, beau,

intelligent, costaud;

Parce qu'il est rare et précieux comme de l'or

Il est gentil, généreux, rassurant;

Il est drôle, fantastique mais jamais méchant.

Il est tendre et doux, c'est le roi!

C'est mon papa

Léa

 

Mon papa le roi

Un papa ce n'est pas rien.

Un papa c'est gentil et moi mon papa je l'adore

il me fait rire

et il nous aime;

Quand il est au travail

je pense très fort à lui

Mon papa le roi je l'aime

Mathilde

 

 

Nous avons passé la frontière et sommes en Lettonie depuis ce matin. A croire que nous sommes attirés par les courses à moteur, à Liépaja au sud du pays nous avons assisté à une course de bateau off-shore qui se déroulaient en pleine ville. Ce fut l'occasion de découvrir ce sport plutôt rare mais très impressionnant et très bruyant.

 

 

 

Afin de profiter au maximum de la lumière, des parcours sont aménagés tout au long du litoral, des bancs sont mis face au soleil et ne désemplissent pas de la journée. Les filles sont trés bien roulées et n'hésitent pas à porter du très mini sur de très hauts talons, au grand bonheur de papa qui n'en perd pas une miette.

 

 

La photo n'est pas piratée d'un film de star wars mais nous sommes bien dans une rue piétonne face à la police de quartier qui circule sur des trottes électriques du futur. Un bon moyen pour se déplacer rapidement et avoir l'oeuil sur la population en passant innaperçu!!!!

 

 

 

 

 

 

Nous passons tout l'aprés-midi à profiter de la plage, du sable (pour les filles ) et du soleil (pour les parents) à lézarder. Nous voyons bien quelques ravagés affronter la mer à 10° mais ça nous vient même pas à l'esprit d'essayer.
Loin des villes, la quasi-totalité des maisons ont encore un puits et presque autant de fumoirs à poissons (genre petit cabinet en planche au fond du jardin). Elles sont en bois, très vétustes, sans double vitrage et quand on sait que l'hiver dure au moins 6 mois sous ces latitudes, il y a intérêt à prévoir un bon pull. Les villes sont quant à elles à l'opposé, et rivalisent sans rougir avec les nôtres, en étant mieux conçues (beaucoup de parcs et de pistes cyclables) et bien plus propres. Les voitures de luxe sont omniprésentes et quelques enseignes de grandes surfaces ne proposent même que des produits hauts de gamme dédiés à cette clientèle.
Les plages horaires d'ouverture des magasins sont très larges (9h/22 voir 23h pour certaines) et ce 7 jours sur 7, les parking ne désemplissent pas jusqu'à la fermeture.

 

 

Bien que dans l'ensemble le réseau routier soit très bon, beaucoup de routes secondaires sont en terre ; Et si les 4x4 se régalent sur ce genre de terrain, Martin ne rigole pas. Quelques 50 kilomètres de tôle ondulée en camping-car ça fait claquer les dents. Mais bon, la route côtière est agréable quoiqu'un peu monotone avec d'immenses lignes droites bordées de forêts et de tourbières qui n'en finissent pas.

Lundi 15, nous dormons au cap Kolka, il a plu toute la nuit et nous profitons d'une accalmie matinale pour aller faire un tour sur les plages désertes de cette pointe avant de rejoindre (toujours sous la pluie) Riga. Très jolie capitale, si ce n'est que la visiter sous les gouttes ce n'est pas très drôle, m'enfin ce n'est pas souvent que nous rencontrons un sale temps depuis notre départ !!

 

Mercredi 18 , Sigulda nous propose ses vallons verdoyants : le coin est surnommé la petite suisse lettone, mais là y a de la marge : le plus haut sommet culmine à 91m !! La station possède une piste de bob olympique, et nous nous payons un tour en luge d'été, génial.

 

 

 

 

Une chose étonnante dans ces pays, la barrière de la langue : il suffit de s'adresser à un autochtone en anglais ou en français (évidement il ne comprend absolument rien) et comme par magie, il devient muet ; si bien qu'à force on ne prend même plus la peine de parler anglais quand on entre à la boulangerie ( il comprenne pas plus alors autant se faire plaisir en français) : ça donne, « bonjour madame, tenez donner moi ce joli pain doré là, oui ....et ce sera tout merci ....bonne journée », la vendeuse nous regarde avec des yeux de merlan frit mais la bouche cousue !!



Publié à 12:38, le 15/06/2008 dans Journal de bord, Riga
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Lituanie

 

 

 

 

 

La Lituanie

 

 

 

Tout petit pays, la Lituanie est une terre de grand rassemblement pour les cigognes : elles se comptent par centaines, les gens consolident leur nid au sommet des poteaux télégraphiques pour les voir revenir chaque année. Le pays est peu densément peuplé, ce qui laisse beaucoup de place pour les plaines et les espaces naturels protégés.

 

 

 

Nous traversons des campagnes où la plupart des habitations ne sont pas très luxueuses, contrairement aux centres urbains où parait-il les lithuaniens se divertissent en passant des week-end shoping à Londres !!! ici pas de chichi, rien que des vieilles maisons, et aux abords des villes, des barres d'immeubles très austères : l'empreinte de la présence soviétique passée est très visible et ne date que de 20 ans.

 

 

 

 

 

Nous passons par la colline des croix qui se comptent par dizaine de milliers : en fait cet endroit date du moyen âge. Pendant l'occupation russe, la colline a été rasée et entièrement débarrassée de ses croix plusieurs fois...mais les gens revenaient en cachette la nuit pour en replanter de nouvelles. Elles commémorent les déportés en Sibérie pendant la guerre et sont un signe de protestation contre l'invasion des soviétiques. Ce lieu nous a beaucoup ému car aujourd'hui encore des gens y viennent chaque jour en pèlerinage.


Les paysages sont très beaux : nous passons une nuit dans le parc Zemaitijos au bord du lac : très bien conçu pour le camping sauvage avec des aires réservées.

 

Nous passons deux jours dans le parc naturel de l'isthme de courlande, et découvrons la fraicheur de la mer baltique; sur la plage il y a bien deux ou trois pingouins dans l'eau, mais franchement on sait pas comment ils font dans de l'eau à 10°. Les filles s'éclatent à courir le long des immenses plages de l'isthme. Nous dormons à Nida seul camping, mais rendu obligatoire car ici le camping sauvage est rigoureusement interdit. Le coin est joli, petit port, petit village sympathique, et dunes de sable tout autour: mais la fragilité de ce paradis est chaque année plus grande, la mer gagne sur le sable et l'isthme sera voué à disparaitre si rien n'est entreprit pour le protéger.

 

         

 

 

Le 13 juin nous retournons sur Klaipeda où nous faisons un tour en supermarché : les rayons sont ici aussi surprenants. Exemple avec le rayon poisson, séché, fumé, en conserve, frais, en salade de la mer, bref un éventail de possibilité. Nous y trouvons enfin un petit rayon fromage digne de ce nom et faisons quelques folies.

Les températures sont plus fraiches, et nous rencontrons quelques gouttes de pluie. Les journées s'allongent terriblement: 19h de lumière en ce moment, avec nuit à 23h et jour à 4h.



Publié à 12:40, le 13/06/2008 dans Journal de bord, Kaunas
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La pologne

 

 

 

 

 Pologne

 

 

Nous sommes entrés en Pologne par le sud. Premier arrêt à Wadowice, ville natale du pape Jean-Paul II. Nous avons pu y observer la ferveur de la foi religieuse des polonais en visitant l'église où le pape fut baptisé ainsi que sa maison natale. Ferveur que l'on constate aussi en visitant la très belle ville de Cracovie le dimanche 8 juin : toutes les églises sont bondées, même les pépettes en mini jupette avec talons hauts, et les hommes en costard sont agenouillés pour prier. La messe est accompagnée de concert et de chants religieux. Jusque dans les rues de la ville, ce dimanche est tout entier consacré à Dieu (alléluia !!!). On a vu un petit bout de chou de 2 ans mettre un genou à terre et se signer tout comme sa maman.
D'ailleurs depuis notre arrivée dans le pays, nous sommes surpris par la beauté des cimetières, tous plus fleuris que les nôtres à la toussaint (une aubaine pour les fleuristes).

 

 

Petit Bémol historique à notre visite de la Pologne.


La ville Oswiercim fut incorporée au 3è reich fin 1939. Les nazis changèrent son nom en Auschwitz...l'histoire vous a déjà appris la suite. Et nous sommes allés voir les deux camps devenus musées. A part Thierry, nous n'avons pas voulu entrer dans tous les blocs d'Auschwitz (camp de concentration 1) car les photos sont épouvantables et auraient choquées les enfants (le dépliant accompagnant la visite indique le thème traité dans chaque bloc). Le camp 2 est celui de Birkenau, encore plus grand que le premier : c'était un camp d'extermination avec des installations spécifiques que les nazis ont partiellement détruit pour masquer leur crime avant de fuir. Ce fut une véritable usine de mort, que seul Thierry a visité. Rien qu'à l'arrivée sur le camp, on peut voir les rails avec les quais de débarquement sur plusieurs centaines de mètres, je n'avais pas envie d'en voir plus.
Même si cela a été parfois difficile, il nous a semblé important de voir pour mieux savoir et le transmettre à nos enfants qui malgré leurs jeunes âges ont bien compris le drame qui s'y était déroulé.

Le reste de la journée, il a été difficile de porter la réflexion sur autre chose.


Cracovie : très jolie ville, la seule épargnée par les bombardements de la deuxième guerre, avec pleins de beaux bâtiments, que nous visitons le dimanche 8 juin : serait-ce un jour particulièrement festif ? si quelqu'un peut nous éclairer à ce sujet....nous faisons un grand tour à pied du côté de la vieille ville en commençant par le château au bord de la Vistul : là beaucoup de gens portaient des costumes traditionnels en se rendant à l'église. Des concerts avaient lieu dans les rues, du monde aux terrasses, bref en deux heures nous avons un échantillon complet du folklore du pays.

 

9 juin, nous sommes (enfin) au nord de Varsovie, au bord d'un des innombrables lacs (rappelons que la Pologne est le deuxième pays d'Europe après la Finlande avec 44000 lacs !!). La route a été longue depuis ce matin, 6h pour faire 200 km !! bref il est 13h nous nous arrêtons à côté d'un petit chalet bar/resto et décidons d'aller y boire un coup, car fatigue + chaleur = grande soif, malheur pour maman , la bière fait 50 cl, il n'en faut pas moins pour la casser en deux...du coup on mange au resto : repas typique : de la carpe (servie traditionnellement à noël tout comme notre dinde), accompagnée de chou, légume extrêmement consommé dans ce pays et servi à toutes les sauces.
Alors que Sophie se régale de sa carpe, Thierry reste planté devant la sienne à la regarder en se demandant comment on peut manger cette mer ... vive le poulet!!!

 

 

 

Petit aparté pour remercier à Laure qui a trouvé que la barbe de Thierry le vieillissait de 5 ans : il ne lui a pas fallut 24h pour la couper.... Mais il a gardé une jolie moustache de viking !!!

 


 

Depuis quelques semaines, le voyage est un peu plus éprouvant, et on s'y attendait : il nous faut traverser beaucoup de pays, nous visitons beaucoup de villes et autres curiosités, du coup nous ne prenons pas le temps de nous acclimater aux gens, à leur langue ou leurs coutumes ; il nous tarde d'arriver dans les pays baltes ou la Scandinavie pour trouver des étendues sauvages et libres d'accès aux campeurs.

Boire comme un polonais n'est pas une légende : à toute heure de la journée, il n'est pas rare de voir les gens s‘enfiler des cannettes de bière ou de la vodka pure sans modération (alors que la tolérance sur les routes est à 0 !!)... à plusieurs reprises, nous avons dû faire des écarts pour épargner un client titubant sur la route !!

Au nord, nous avons traversé le parc national de Biebranski et y avons passé la nuit : immense tourbière abritant des centaines de variétés d'oiseaux et insectes venus s'y reproduire avant de migrer. Evidemment c'est aussi un paradis pour les moustiques, ce qui nous donne un avant goût de ce que nous vivrons plus loin ...

 



Publié à 12:39, le 13/06/2008 dans Journal de bord, Cracovie
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Slovaquie

 
 
 
  
 
La Slovaquie
 
 
 
 
Ffffffffffffrrrrrrreeeeeeeettttttttttt.....................................................
 


Publié à 08:42, le 12/06/2008 dans Journal de bord, Bratislava
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la hongrie

 
 
 
 
 
 
La Hongrie
 
 
 
 

Hongrie, belle étape sur notre parcours. Rien de négatif sur ce pays si ce n'est le manque de sympathie des habitants de la capitale (ah ceux là pour deviner un rictus sur leur visage....)

En arrivant du sud, nous sommes passés par Szeged, qui est surnommée « la petite Budapest ». C'est une très jolie ville entièrement reconstruite fin 19è suite au débordement de la Tisza. La synagogue est très belle (une des + belles du pays parait-il), et Thierry a dû coiffer sa tête pour entrer visiter : eh eh, chacun son tour....

Au camp, on a pu se baigner dans des bassins d'eau chaude (38°) très agréable même si la couleur n'inspirait pas la trempette !! Plutôt verdâtre/marron sentant les sulfates, soit l'œuf pourri pour être bien clair ....m'enfin y'a sans doute des bienfaits à tout ça !

Le hongrois est une très jolie langue à entendre ; mais l'apprendre est décourageant. Rien que bonjour, ça donne « jo napot kivanok » et encore y'a des différences entre le matin et la journée. Donc pour les quelques jours que nous passerons ici, nous ferons de notre mieux pour être polis.

La deuxième nuit, nous l'avons passée dans la cour de la maison de Susan et Aladar, deux retraités qui n'ont pas voulu nous laisser dormir dans la rue de leur quartier résidentiel, car le fond dudit quartier n'avait plus rien de résidentiel, en réalité crado et habité par des tziganes que visiblement personne n'apprécie. Du coup l'échange avec ces gens a été super sympa, le matin ils nous ont préparé un « breakfast » gigantesque avec œufs brouillés au lard, beignets, tomates, poivrons et oignons crus (hmm un régal pour une haleine fraîche toute la journée !! hein Thierry !!).

Enfin nous avons pris la direction de Budapest : petite leçon d'histoire pour apprendre que Buda et Pest étaient deux villes rivales séparées par le Danube, et qui se sont unies à la construction du premier pont sur le fleuve fin 19è (financé par un conte richissime qui voulait pouvoir se rendre sur l'autre rive plus rapidement qu'en barque).

Les bâtiments de la capitale sont très chouettes, le parlement très imposant et très bien protégé. Le Danube est vraiment majestueux : c'est le 2è fleuve de notre continent après la Volga. Comme sur la Seine à Paris, on peut y voir des bateaux restaurants, des bateaux hôtels...et des grosses voitures très très chics garées tout prêt.




Publié à 12:56, le 4/06/2008 dans Journal de bord, Klaipeda
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la roumanie

La Roumanie

 


 

 

 

 

Mouaich, en arrivant par le sud c'est un peu mieux que la Bulgarie, mais c'est quand même pas la grande classe. Les gens sont tout de suite plus souriants, nous indiquant la bonne direction sitôt passée la frontière, ou tolérant le temps qu'il nous faut pour payer le pain ou les tomates (y'a des billet de 1 équivalent à 25 cent d'euro, imaginez la quantité de papier dans le porte-monnaie, on se croirait au monopoly ). 

Mais y'a aussi des conna... qui n'ont même pas pris la peine de s'arrêter ou de nous répondre!!!

Nous avons longé une partie du Danube, et l'on comprend maintenant pourquoi il a inspiré des poètes, écrivains ou compositeurs. A Orsova, nous avons fait une halte au bord de l'eau, les bateaux d'aviron étaient de sortie (ah nostalgie...) quelques kayaks aussi, ambiance tranquille, mais nous gardons l'œil sur Martin que nous ne laissons jamais seul bien longtemps. Une roumaine nous a quand même dit (elle aussi) de ne pas dormir n'importe où, et de préférer les parking de Motel, de station service : nous avons même dormi devant un bâtiment, genre ministère, avec des gardes à qui nous avons demandé la permission évidemment : la seule nuit en Roumanie moins bruyante et en totale sécurité. De toutes façons s'arrêter ailleurs ne vient pas à l'idée vue la sale tronche des gens (excusez le vilain cliché, mais c'est exactement ce que nous avons ressenti).

Beaucoup de charrettes à cheval : nous pourrions jouer au tiercé, les campagnes sont cultivées, les bâtiments plus entretenus et les routes, même minables, sont en travaux (avec les subventions de l'UE) Martin a de nouveau souffert de sa séance vtt...et la bière s'achète en bouteille de 2L pour 1 € !! pas étonnant que les gens picolent !!

Nous apprenons que le français était la première langue étrangère obligatoire enseignée à l'école ; et depuis l'opposition de la France à l'entrée dans l'UE en 2004, notre langue y est désormais interdite, elle est remplacée par l'anglais.

 

 

Gros changement de décor dans le nord du pays : à partir de Timisoara, les maisons sont très comme chez nous, plus de canassons sur les routes mais quelques 4x4, et des visages plus avenants : rien à voir avec les villes habitées par les minorités rom du sud.

 

Dimanche 1/6, nous sommes tombés par hasard sur un circuit de super motard : nous avons regardé la course des petits (nos 3 pompom girl avaient chacune un chouchou tout désigné sous le casque ... mais c'est un secret), puis la course des grands, ou là ça joue du coude.

 

 

 


Pour finir, nous dirons qu'étant donné le temps que nous avons consacré à traverser ce pays , notre point de vue n'a rien d'objectif : d'autres touristes ont pu apprécier la visite des monastères ou une croisière le long du défilé du « portile de fier » sur le Danube.

Le pays n'est pas encore très ouvert au tourisme, et les infrastructures d'accueil sont trop peu nombreuses : on trouve difficilement de l'eau même en station service ou le carburant est à 1.30€ en moyenne. Néanmoins on sent une volonté de construire ou de rénover dans chaque ville traversée (avec un fanion européen dont ils sont très fiers eux au moins).



Publié à 12:48, le 4/06/2008 dans Journal de bord, Arad
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la bulgarie

 

 La Bulgarie

 

 

 

 

Entrée et sortie en moins de 24 heures chrono. Etape très courte et peu engageante d'après ce que nous avons pu voir. Pays super misérable à tout point de vue, nous avons traversé la ville de Vraca pour voir au moins une ville de l'intérieur...et ben même le plus pourri des immeubles de nos cités est moins pourri que le plus beau de leurs immeubles (vous me suivez ?). Tout est rouillé, délabré, défraîchi, sale. On a l'impression que le pays est à l'abandon.

 

Visiblement beaucoup de chômage, pas d'industrie, pas mal de champs de patates c'est sûr et personne pour parler une autre langue que le bulgare. Bref un pays entre la dégringolade et la reconstruction.

En camping-car , aucun endroit pour s'arrêter , nous avons passé une nuit sur le qui-vive, sur le parking d'une station service avec un poste de police pas loin...le lendemain nous nous sommes arrêtés sur le bord de la route pour le petit déj....et une gentille dame vendant des tours de passe passe au routier s'est approchée pour nous proposer ses services !!!D'ailleurs dans tout le pays la prostitution n'est plus un secret pour personne : les filles sont nombreuses à tapiner sur le bord des routes sous les yeux clos de la police.

Enfin voilà, un pays qui doit certainement avoir du charme, avec des gens sans doute charmants, mais ceci nous a échappé.



Publié à 12:38, le 4/06/2008 dans Journal de bord, Sofia
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la turquie

 

 

 

La Turquie

 

 

 

 

 

Passage de frontière : le 2 mai, durée 1 heure pour mettre un tampon (bon d'accord il est 7h30 du mat)

Les choses changent un peu dès que l'on passe la frontière : les nids de poule sont beaucoup plus nombreux et dès que l'on sort des axes principaux, c'est un vrai slalom.
Très très mauvaise surprise par contre : le prix du carburant : ouf, un coup au moral : 1.70 le litre, ça nous a fait mal quand on a fait le plein.

Bon sinon, première journée sympa avec resto à midi (ça maman elle aime bien !) à Gélibolu : nous devions être les seuls touristes dans le quartier, c'était génial de se promener seuls au milieu de tout les autochtones !! quelques achats alimentaires indispensables à notre survie + l'apéro : il nous faut fêter notre arrivée sur le territoire.


Les filles ont croisé plein d'autres enfants, et se sont étonnées de les voir en uniforme scolaire (différent suivant les établissements), les filles en jupe plissée (avec des collants par cette chaleur), et les garçons en pantalon chemise cravate et veste.


Comme en Grèce nous sommes surpris de voir comme les gens sont frileux par ici : nous sommes en tee-shirt et panta-court, quand eux portent des cols roulés en laine et des doudounes !!
Bercés par la litanie du minaret que l'on entend 5 fois par jour, ce chant nous rappelle que nous sommes en pays musulman, il en est sa musique. Pour visiter une mosquée les filles et moi devrons porter des manches longues, jambes couvertes et un foulard sur la tête. C'est l'occasion de leur expliquer que quand on est étranger, on se doit de respecter les us et coutumes du pays tout comme ses lois (comme chez nous !!!)

 

Oren, nous trouvons un super emplacement sur un parking d'hôtel (fermé en cette saison).
Le rituel : école, baignade, bronzage, la routine quoi. Mais cet endroit paradisiaque a un hic : des capsules de bières par centaines jonchent le sable de la plage par endroit. Nous sommes samedi en fin d'après midi et, des camions livrent des boissons au petit bar de la plage , les jeunes commencent à installer les chaises... Ne sachant pas si nous serions invités, nous décidons de décamper, et nous avons beaucoup de mal à dénicher un coin tranquille pour la nuit. Cela nous oblige à rouler de nuit, chose que l'on s'abstient de faire d'habitude. Et nous allons direct à Pergame (ou Bergama) pour notre programme visite du lendemain.

 

 

Panique à Bergama :
Nous découvrons un site archéologique de toute beauté (le plus beau à nos yeux), très bien conservé mais pas assez entretenu et mis en valeur par le gouvernement (les turcs commencent seulement à prendre conscience de leur patrimoine culturel).Les vacances de Pâques étant terminées dans tous les pays, nous sommes tout seul sur le site, et ça c'est génial. La visite nous prend 3 heures car l'ancienne citée est très étendue : c'est évidemment le seul jour où je n'ai pas prévu de goûter !! Le soleil cogne il est presque 11h30, nous sommes moins concentrés et un peu fatigués et décidons donc de faire une pose pour boire. Tout à coup, cris de panique, chacun saute, détale, hurle devant un énorme serpent aussi surpris que nous, et qui essaie de se frayer un chemin entre 10 pieds qui risquent de l'écraser à chaque mouvement.
Une fois disparu dans les fourrés, la pression retombe et les enfants s'effondrent en pleurs, heureusement, Martin n'est pas loin, vite notre refuge....renseignement pris celui-ci était inoffensif.

 



Alors que nous mangions sur le parking, un turc parlant français vient nous accoster pour taper causette. Jusqu'à là c'est sympa mais au fur et à mesure de la discussion il nous sort son dépliant de magasin de tapis à visiter, à seulement 2 kms. Pour les enfants dit-il c'est très intéressant. Et c'est pour nous l'occasion de jeter un coup d'œil.
La visite se déroule avec tout le rituel, thé ou café offert, explication sur la confection des tapis, et leur symbolique, présentation d'une bonne vingtaine de modèles tous plus beaux les uns que les autres : jusqu'à là juste pour le plaisir des yeux dit-il. La fin de la visite approche et notre ami !!! commence à nous demander si un tapis nous ferait plaisir. En bon touriste et par curiosité, nous jouons le jeu. Heureusement qu'il y avait beaucoup de tapis par terre car à l'annonce du prix du tapis que nous aimions (8000 euros) nous avons failli tomber. Par la suite notre ami !!!!!!! a tenté de nous vendre des tapis de moins en moins chère mais, de plus en plus petit si bien qu'à la fin, le tapis pouvais servir de sous verre. Voyant l'impasse de vente qui se profilait notre ami !!!!!!!!!!!! nous à presque mis dehors en nous souhaitant bon voyage.

 

 

Foça, le 6 mai, il est 6 heures du mat, après une pose de 2 jours dans petit coin de paradis nous nous apprêtons à prendre la route, et là vrouf, vrouf plus de batterie. En voilà une journée qui commence bien !! Quarante minutes plus tard, c'est le vrai départ sauf que ce décalage nous amène à traverser Izmir en pleine heure de pointe et là on prend vraiment la dimension du merdier. Comme dans toute expérience il faut essayer de trouver quelque chose de positif, nous n'hésiterons pas à entrer dans Istanbul de nuit (cette ville est 15 fois plus grande).


Au sud d'Izmir, il parait que la côte est magnifique...sans doute mais il faut être résident d'un hôtel car toutes les plages sont privées pendant des kilomètres. Le tourisme consommateur de resto et shopping est servi, même « la croisière s'amuse » accoste les ports. Résultat si tu veux te baigner soit tu casques soit tu te casses. Une heure plus loin toujours à la recherche de la plage promise, nous nous engageons en désespoir de cause dans une impasse qui traverse des petites maisons privés.

Et là nous rencontrons Engin (c'est son prénom,vrai de vrai). Il parle français, un érudit turc qui a beaucoup travaillé à l'étranger, bref un type super intéressant....et qui plus est super gentil : il nous invite à boire un coup à la terrasse juste à côté : il est midi et nous sirotons une bière (ici c'est 50 cl) sous le soleil, il ne m'en faut pas plus pour surfer sur le chemin de la joie !!! Heureusement nous avons trois filles à nourrir, et cela nous sauve...du moins pour quelques heures. Engin nous attend chez lui pour le thé !! Les filles lui font des dessins pendant que Thierry est condamné à boire du raki avec notre nouvel ami, une sacrée dose d'ailleurs (une dose de raki pour une dose d'eau !). Mais là encore la présence de nos enfants nous tire de ce mauvais pas, bon prétexte à une promenade en bord de mer pour aérer tout le monde. Nous dormons dans son quartier sous la garde des dizaines de chats dont il prend soin.

 

Nous sommes surpris par une présence militaire considérable. Tous les gendarmes ont l'arme en bandoulière, les deux mains dessus. Leur grand nombre est censé inhiber les menaces plus ou moins exercées par les pays frontaliers. En tout cas nous ne tentons pas de les prendre en photo...

 

En roulant on constate une grande diversité dans l'agriculture (rizière et champ de coton + nos cultures habituelles). Les femmes sont les premières au poste: chaque matin elles sont déposées par groupe devant leur champ , et sont récupérées le soir par les remorques à tracteur. Elles sont aussi sur les chantiers en ville, avec la pelle.

 

Nous avons fait nos courses dans une grande surface (super propre , à l'image du reste du pays). Le rayon olives/épices/graines est équivalent à notre rayon fromage et produits laitiers. Les supermarchés donnent un bon aperçu des habitudes alimentaires du pays.
Nous pensons cependant (sondage réalisé sur la famille )qu'il n'y a qu'en France que l'on mange du bon fromage et du vrai saucisson. Sans parler de l'eau du robinet : bien que soit disant potable , reste infecte à boire, un matin nous avons fait notre thé à l'eau minérale, histoire de bien démarrer.
La nourriture est bien moins chère que chez nous. 2 à 3 fois moins si on consomme des produits locaux et de saison (les tomates sont à 0.70€, le pain à 0.35, les cerises à 2.50...)


 

 

Quelques minutes de déconcentration pour la photo de classe !

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, il ne devrait rien y avoir d'étonnant à voir une femme au café du village. Pourtant je n'ai vu que des hommes, les rares femmes qui vont au bar , on les voit en ville. Dans ces mêmes villes, on trouve de cireurs de chaussures, des pèses personne (tu donnes une pièce et tu montes sur la balance), mais il n'y a pas de mendicité. Il y a beaucoup de coiffeurs/barbier, métier qui perdure ici: Thierry en a profité pour rafraichir sa coupe, et j'ai récupérer mon homme avec un coupe à la turc et un parfum d'eau de cologne bon marché, rajoutée à sa barbe qui pousse toujours plus longue, je voyage maintenant avec un autoctone! Le mariage reste traditionnel : arrangement entre les familles, surtout dans les campagnes et en Anatolie.

 


Jeudi 8 mai, changement de cap: nous venons de rencontrer des gens merveilleux (camping-cristes de surcroit, ce qui est plutôt rare dans ce pays), super instruits qui nous ont parlé de leur pays et de son histoire de façon extraordinaire. Du coup, et sur leur conseil, nous descendons tout au sud du pays , à Antalya et rejoignons la méditerranée que nous avions quitté 4 jours plus tôt. Pour ceux qui nous connaissent, rien d'étonnant à ce que nous changions de destination du jour au lendemain.

 

Dans les villes , il n'est pas rare de croiser les tracteurs ou les remorques à cheval à côté des mercedes. Y'a de la place pour tout le monde.Le parc auto est plutôt ancien: la police locale roule en R12 collector . Bon y'a aussi des voitures récentes.

Les autoroutes sont vraiment pas chères (environ 0.90 € pour un tronçon de 50 km) et très bien entretenues: de toutes façons vu l'état des routes annexes et des distances à rouler, nous les empruntons dès que possible.

Le nombre de mosquée est impressionnant (1 par quartier) . Paroles de turcs : il y a trop de mosquées et pas assez d'hôpitaux et d'écoles.

Les toits sont ici aussi parabolés et garnis de panneaux solaires.

 

Les turcs sont très patriotes et très fiers de leur pays. Ils ont tous des drapeaux à leur balcon ou à la porte. Ils ont aussi la photo du président dans le salon (t'imagines Sarko suspendu au dessus de ton canapé ??).

 

 

 

Pamukkalé : Comme un rituel ou plutôt quand le sac de linge sale est plein, nous recherchons un camping. Ici, le magnifique site naturel et les vestiges alentours font que cette étape devient une incontournable du circuit touristique. Si bien que toutes les familles possédant un bout de terrain ou quelques pièces supplémentaires se transforment en camping ou pension. Accueil super sympa, bien que commercial !! notre mini camping avec wifi à volonté tombe à pic pour mettre à jour notre blog et passer quelques mails perso. Balade sur le site : un énorme chou-fleur avec eau chaude extrêmement calcaire dégoulinant dessus, formant de petites vasques blanches : super joli.

 

Petit retour sur nos impressions en entrant en Turquie : il n'y a que dans le nord que les routes sont pourries, plus on va vers le sud plus c'est lisse, large et très bien entretenu.

De ce côté-là, rien à voir avec la Grèce. Ici le pays est très propre (parfois bien plus qu'en France !), chacun balaie devant chez soit, il y a des tas d'employés payés à nettoyer et ramasser les cochonneries. Dès qu'on sort des villes, le paysage est à chaque fois un enchantement : des cultures de toutes sortes et de toutes les couleurs (tabacs, bananiers, orangers, plan de fraise et tomates, noisetiers (1er producteur mondial tout de même !), des forêts, beaucoup de montagne dans le centre et le sud. Donc une grande variété de paysage.

 

 

 

Nous sommes arrivés à Antalya la veille de la finale de foot de je sais pas quel championnat de mes deux : le bordel, toute la nuit parce que le Galatasarail a gagné. Bon Ok on était garé sur un super parc auto gardé et fermé, en plein centre bon plan camping-caristes à côté de la porte d'Hadrien et du stade), avec le tram à côté, le port, la mer, les marchands de glaces...et toutes les curiosités habituelles à portée de tongues.

 

Thierry a pu rencontrer les pompiers du coin. Discussion cool avec l'un d'eux (régime 24/48, 800 pompiers pour 760 000 hab, une moto pour accéder aux ruelles très étroites, à part ça ils n'en sont pas encore aux lances leader !!).
Sinon la ville est bien différente de tout ce que nous avions découvert jusque là : vive les mini-jupes et les talons hauts, les gars percing et tatouages à gogo. On est sur la côte d'azur et plus dans la Turquie authentique.
En partant, nous pensions trouver de belles plages puisque la côte est vraiment magnifique : hélas, mille fois hélas, le capitalisme hôtelier avait déjà sévi avec un luxe incroyable : nous comprenons mieux en apprenant que la moitié de la capacité hôtelière du pays est concentrée dans ces 150 km de côte.

 

 

Cette nuit (le 13 pour les superstitieux!!) grande manœuvre : Martin s'est transformé en porte avion. Au petit matin, nous avons comptabilisé environ 50 aérostiques, chargés à bloc de leur cargaison d'hémoglobine. Les filles ont fait des math toute la journée pour savoir qui était l'élue « miss boutons » : vainqueur Léa avec 44 piqûres sur le v?sage et les bras !!


Alanya : enfin des plages désertes pour nous tous seuls. Eau turquoise. La ville à deux pas. Nous en profitons et poursuivons le lendemain le long du bord de mer : depuis la route, les points de vue ne manquent pas, mais les virages serrés et le dénivelé + et - rendent ces quelques heures de route bien fatigantes.

Las des virages incessants de cette magnifique route côtière, nous faisons une halte à Tusucu (juste en face de Chypre) pour faire quelques courses et visiter le village. Nous en profitons pour acheter de la colle néoprène dans une droguerie et, alors que nous cherchions à nous faire comprendre, une personne nous demande si elle pouvait nous aider et de surcroît en Français.
Nous profitons de cette aubaine pour lui demander s'il connaissait un petit coin de paradis pour passer la nuit.

 

Cezair, c'est son prénom, nous invite à le suivre jusqu'à chez lui car sa maison et à 200m de la plage.
Nous découvrons à son contact ce que veut dire le mot HOSPITALITE .
Il nous a présenté à son oncle et sa tante, nous a fait visiter sa maison et proposé de prendre la douche chez lui, nous a donné une prise et des patchs contre les moustiques. Nous avons découvert la façon de faire le thé à la turc (véritable rituel) et notre ami nous a même invité à partager son repas.
Pour l'anecdote, nous avons failli acheter une petite maison en bord de mer et avons alerté toute la famille afin de réunir l'argent en un temps record, nous avons passé deux jours de stress à ne plus savoir quoi faire (le stress est une chose que l'on avait déjà oublié).

Mais la sagesse l'a emporté, nous reviendrons quand nous aurons des sous, et nous poursuivons notre voyage avec sérénité.
Il nous a ouvert la porte de sa maison et nous espérons sincèrement pouvoir un jour lui ouvrir la nôtre.L'au revoir a été chargé d'émotion, nous repartons les bras chargés des citrons et mandarines du jardin....bref des gens merveilleux.
Ce pays nous comble de rencontres inoubliables.

En général, dès que l'on parle aux gens, on s'aperçoit qu'ils sont très curieux de visiter Martin : beaucoup n'ont jamais vu de camping-car. Et pour nous remercier de « l'excursion », ils nous offrent des fruits (abricots, erik, fraises, piments !!) de leurs jardins. Avec ceux qui tchatchent deux trois mots d'anglais ou de français, la conversation est vite intéressante. Passées les explications d'usage (comment nos enfants suivent l'école, où allons-nous...) il est très facile de parler de leur pays autant sur le plan économique, religieux et même sur les décisions européennes ou sur les minorités.

 

 

Le potier :

A Avanos, ville des potiers, nous sommes rentrés dans une petite boutique ou un maître potier faisait des démonstrations. Sophie en a profité pour faire quelques folies et les filles se sont exercées sur un bout d’argile et ont modelé leur petite poterie.

 

 

 

 

 

 

 

Le 19 mai est un jour férié en Turquie pour célébrer Ataturc (lire plus bas les détails historiques): ce jour là donc nous décidons de prendre la route très tôt (5h30) car nous voulons rejoindre la mer noire assez vite, il y a 560 Kms à rouler et les filles risquent de trouver le temps long. Vers 9 heures, on s’arrête pour le petit déjeuné et le réveil de nos princesses, dans un petit village de montagne (à l’est d’Ankara). Au bout d’une demi heure, la police locale (la casquette à la « cruchot » et la kalachnikov en bandoulière) vient toquer à la porte de Martin. Il commence à nous dire quelque chose en Turc et, voyant que l’on ne comprenait rien commence à monter le ton et finit par nous crier dans les oreilles (il devait croire que plus il parlerait fort plus on comprendrait). Nous, nous pensions que l’on ne pouvait pas rester sur ce parking à cause de la fête qui se préparait. Au bout d’un moment on comprend le mot « thé ». Evidement ce n’est pas lui qui nous réclamait une tasse de thé (bien qu’on lui aurait servi thé et gâteaux à volonté) mais bien lui qui nous invitait au poste de police juste en face. Bon, aux vues de la Kalachnikov et du flingue à la ceinture, on n’a pas pu refusé, et on est bien sagement allé boire notre coup. Puis il a pris la peine d’appeler sa nièce bilingue, qui nous a traduit qu’en fait la brigade s’inquiétait pour nous, pensait que nous avions un problème et demandait s’ils pouvaient nous venir en aide. Ils nous proposent même un truc à manger. Alors là c’est top, j’imagine la police française interpeller un étranger cassant la croûte sur un parking et ne pipant pas un mot de français. Il n’aurait ni café ni croissant, mais un direct au poste pour formalité !!

Donc voilà encore un geste d’hospitalité fort surprenant ma foi et totalement inattendu.

 

 

20 mai : arrivée sur la mer noire

Son changement de couleur quand il y a mauvais temps lui a valu son nom. Les falaises abruptes plongent dans la mer, le climat humide qu’elle génère profite à la végétation. Une plus faible densité de population rend ce coin du pays très authentique.

Il y a beaucoup de mines de charbon et de grosses usines de sidérurgies sur l’axe ferroviaire. Les villages sont bien plus pauvres que tous ceux que l’on a traversés. Nous croisons aussi beaucoup d’enfants qui manifestement ne vont pas à l’école. Certaines familles vivent dans des bicoques très miséreuses, on se croirait parfois 150 ans en arrière, époque où l’homme vivait d’élevage et de culture, chacun tenant sa vache au bout d’une corde, ou bien portant sur son dos des hottes de père noël pleine de foin ou de bois.

 

Mais, à l’heure qu’il est, nous regrettons presque notre choix de fin de parcours. Toujours avides de coins insolites, et intéressés par cette partie du pays complètement délaissée des touristes, nous avons emprunté la route du bord de mer … qui n’est sans doute empruntée que par les mules et les ânes du quartier. De la terre et des trous, des morceaux de routes éboulées…pendant près de 200 kms Martin est mis à rude épreuve, notre fatigue aussi.

 

 

 


Heureusement, aux environs de Zonuldac la route se lisse, les axes redeviennent larges et bien entretenus.

 

 

 

 

 

Nous roulons jusqu’à Akçakoca où nous avons l’adresse d’un camping (Tezel camping) dont le patron est grenoblois. Pour les amateurs de poissons, il y a même un délicieux restaurant (nous nous sommes régalés) avec terrasse et vue sur la mer.

 

 

 

 

Nous profitons de l’aubaine de notre traducteur pour contacter un garagiste qui se déplace au camp et change les roulements de l’animal, et pour notre sécurité il a même jeté un coup d'eil aux rotules qui avaient du jeu, tout ça sans supplément et à un prix défiant toutes les arnaqueurs français. Papa bricolo en profite pour refixer les meubles, changer les vis qui ont cassé, et remonte le tout bien propre ; Maman tornade blanche bichonne et fait briller les petits coins de Martin ! Après ça notre chouchou est fin prêt pour reprendre sa longue route.

 

 

 

 

 

Petite leçon d’histoire/géo pour les enfants de la classe (et pour ceux qui veulent rebrancher quelques neurones ankylosés)

La Turquie compte 73 millions d’habitants sur un plus grand territoire que la France (1 fois et demie). Mer noire au nord, mer Egée à l’ouest et mer Méditerranée au sud. Beaucoup de chaînes montagneuses avec le mont Ararat qui culmine à 5137m, ce qui en ferait le sommet le plus haut d’Europe si la Turquie entrait dans la communauté. 98% de la population est de religion musulmane.

Mustafa Kemal Ataturk fonda la Turquie moderne, qui joue un rôle de pont entre l’orient et l’occident. Cet homme est mort peu avant la deuxième guerre mondiale, a fait beaucoup de réformes, et a réorganisé son pays : il a entre autre rendu l’école primaire obligatoire, et en 1928 fit abandonner l’alphabet arabe au profit du latin mieux adapté à la langue turque ; ceci a relancé la campagne d’alphabétisation. En 1934 chacun dut adopter un nom de famille et se mit à chercher des noms patriotiques parfois pittoresques. Ataturk n’eut pas à chercher le sien, car l’assemblée nationale le dénomma Ataturk « Père des turcs ». Des statues de bronze placées aux plus beaux endroits des villes montrent l’importance du culte que lui voue la population.

Pour répondre au blog de Pauline :

Byzance, Constantinople, Istanbul : aucune autre ville au monde n’a connu tant de gloire sous trois noms différents. C’est Ataturk qui nomma Ankara nouvelle capitale de son pays.

La Turquie est le premier producteur au monde de noisette : 80% poussent ici !!

 

Voici les merveilleux poemes que les filles ont écris pour leur MAMAN:

 

Maman je t'aime 

Maman je t'aime aussi fort que la terre.

Tu es belle comme une princesse.

Tu me prends dans tes bras pour me faire un bisous.

Maman je t'aime 

Mathilde qui t'aime


Maman mon rêve

Maman pétale de rose

Amour de toujours

Qui se métamorphose

En reine du grand jour

Ma sirène, ma fée

Quand je te vois

Je ne sais pas comment le dire

Mais dans tes bras tant aimés

Je t'aime à la folie d'amour

 

 

Pauline

 

C'est quoi une maman

Une maman c'est un coeur

Qui naît et qui meurt

Une maman c'est jolie

Tendre et gentil

Une maman c'est un amour

Qui dure toujours

Une maman c'est tout le bonheur

Maman ma vie que j'aime à la folie 

Léa

 

 

 

Istanbul :

Nous avons fait le choix d'y entrer vers 22 heures pour échapper à la circulation, et nous sommes tout de suite rendus sur l'ancienne Istanbul (séparée de la moderne Istanbul par le Bosphore). Là, on a eu un bol d'enfer en trouvant une place de parking (derrière un hôtel très calme) à 200 m de tout ce que nous voulions voir .Les gardiens de l' »otopark » étaient super sympas, ils nous ont même trouvés un tuyau d'arrosage pour refaire le plein d'eau avant de repartir (de nuit aussi).

Une ville que nous ne regrettons pas d'avoir visitée. Les qualificatifs et tous leurs synonymes sont insuffisants pour parler d'Istanbul. Nous avons adoré. Bon c'est sûr, faut fermer les yeux sur la pollution et le brouhaha de la circulation pendant la journée.

Nous avons visité la mosquée bleue, très très belle, le palais de Topkapi, très très beau (visite 4h30), promenade sur le Bosphore en fin de journée pour avoir un beau coucher de soleil : nous étions seuls à bord d'un vieux rafiot très bruyant mais pas plus cher que les gros zingues insubmersibles pour touristes en groupe avec pour capitaine un vieux papy tout gentil qui a voulu sa photo souvenir avec les filles. Mathilde a même fait la « copilote » pendant une partie du voyage.

Nous sommes passés par le grand bazar en long en large et en travers (c'est le plus grand marché couvert du monde). A chaque moment de la journée la vie y est différente, les étales sont très colorés et très appétissants.

Voilà notre fin de parcours sur la Turquie. Nous quittons ce beau pays dont nous gardons un très bon souvenir, pour nous diriger vers les balkans.

 

 

 

 

 




Publié à 12:06, le 7/05/2008 dans Journal de bord, Ankara
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la grèce

 

 

 

 

 La Grèce

 

 

 

 

Ca y est, la frontière Française est franchie. Non sans difficultés car même les éléments naturels se sont acharnés contre nous (brouillard, pluie et neige). Au fil des kilomètres, nos pensées surfent avec tous ceux qui nous sont chers et par moment, je surprends une petite larme perler au coin d'un oeil. L'Italie du nord avec ses grandes villes et ses banlieues industrielles défile. Venise, peinture de canaux et de monuments nous accueille mais pas le temps de flâner dans les ruelles car notre ferry nous attend. Cap au sud pleine mer on y essssssst. L'option camping à bord semble être une bonne idée, car 28 heures de traversée à errer entre la boutique et les différents ponts du bateau nous auraient semblé longues.

Bien que le débarquement soit prévu à 20 heures, nous avons pris 1 heure de retard car un bienheureux a fait tombé ses clés de voiture par-dessus bord, et comme un malheur n'arrive jamais seul, il était garé sur la rampe d'accès au deuxième étage du parking (où nous étions).
Nous avons avancé nos montres d'une heure
En cette saison, trouver un petit coin tranquille en bord de mer, ou dans les terres est vraiment facile, et trouver de l'eau j'en parle pas.
Par contre, dès que l'on sort des grands axes , ouchch... nids de poules qui ressemblent fort à des nids d'autruches , troupeaux de brebis, vaches, cochons, chèvres se promenant au bord et sur les routes, nous obligent à beaucoup de prudence.
Pour la conduite en Grèce, c'est: « fait ce qu'il te plait » les stops sont pour les chiens, les lignes blanches tu peux t'assoire dessus, les limitations de vitesse c'est ringard bref c'est la fête. Tu as l'obligation de rouler ceinturé mais par contre tu peux débouler à fond la caisse sur un 2 roues sans casque. Il n'est pas surprenant de voir la police à la terrasse d'un café.
Quand par malheur il n'y a pas la double orthographe sur les panneaux de direction, tu peux être sûr de faire un tour pour rien, c'est incompréhensible.
Le prix du diesel varie de 1.10 à 1.25 euros, le super étant moins cher en Grèce (0.10 de moins).
Thierry cherche à récupérer des panneaux solaires, pour les mettre dans la soute et les ramener à saint martin : ici la plupart des maisons en sont équipées, même les vieilles bicoques !!
Dans les boucheries grecques, les bestiaux entiers pendent en vitrine. Sinon les commerces sont semblables aux nôtres. On trouve d'excellents pains. Dans les cafés, il faut préciser le type de café que l'on veut boire (café turc, grec, expresso, capucino....). Du coup, le premier jour le serveur nous a apporté du café à la française : un bol !!!
La végétation nous émerveille, mimosas, citronniers, orangers, oliviers. Les arbres fruitiers (surtout la fleur d'oranger) embaument l'air et croulent sous leur poids. Nous cueillons les agrumes dont nous nous délectons. Une vraie cure de vitamine C. Vous voyez comme on fait chez nous, on pique les noix, les pommes dans les champs qui ne sont pas à nous. Hé bien ici on fait pareil mais avec les oranges et les citrons: faut pas changer les bonnes vieilles habitudes.
Hier, mardi 15 avril, nous avons emprunté le plus grand pont suspendu du monde (superbe ouvrage à 11.20 euros la traversée) pour accéder à Patra, que nous avons visité : bof, le guide vert est à notre sens trop élogieux : nous aurions dû nous méfier de la mention « site gratuit » = site pourri !! Les deux ou trois cailloux entourés d'herbes folles ne valent pas le détour.
Nous vivons encore à la française, nous n'avons pas encore pris notre rythme de croisière européenne. Il nous faudra encore quelques jours, le temps de vacances ordinaires.
Les filles s'éclatent encore un peu jusqu'à la fin de la semaine : leurs vacances scolaires seront alors terminées, et les choses sérieuses vont reprendre. Quand on roule, elles jouent au légo ou au playmobil, il faut vraiment leur signaler les trucs sympas à voir, sinon elles rateraient tout. A leur âge regarder le paysage en roulant n'est pas assez distrayant. D'ailleurs, nous envisageons de rouler tôt le matin quand « l'école » aura repris.


Jeudi 17 avril
Nous avons traversé les montagnes du Péloponnèse : c'est super beau, les hauteurs nous on rappelé le Vercors, mais dès que l'on perd de l'altitude, les cerisiers (en fleurs en ce moment) côtoient les sapins !! Du coup on a décidé de dormir vers 1000 m ... mauvaise idée, on s'est gelé (dehors 0°, et dans le ventre de Martin à peine 8°), ouch ouch ouch vite on redescend au bord de la mer. Direction Olympie : site archéologique + musée dans l'après midi, ça se fait sans problème et c'est chouette, même Mathilde qui ne comprenait pas tout ce qu'elle voyait s'est éclatée en chantant « quelle heure est-il, madame persil » et en faisant l'avion au milieu des colonnes dégringolées du temple de Zeus.
Vendredi, première baignade, un peu fraîche quand même. Nous sommes installés au camping, l'occasion de faire tourner deux machines !! Nous passons notre journée à ne rien faire à l'ombre des oliviers. Quel bonheur !

Malheureusement, nous ne pouvons pas rester à l'ombre des oliviers à ne rien faire et il nous faut reprendre la route.
Nous planifions nos journées en fonction de nos envies et de nos besoins de telle sorte que Lorsque l'on prévoit une ou des visites, le lendemain sera repos.
Une pierre ressemble toujours à une pierre même si elle est grecque et au bout de quelques sites nous nous rendons compte que nous préférons les paysages et les petits coins tranquilles.


Contrairement à leurs copines de classe, nos enfants ont repris l'école ce lundi avec un petit bémol, faire ses devoirs au soleil au bord d'une plage mérite bien une reprise une semaine plus tôt que les autres.

Ecole : Bien que l'on perde 10 jours de vacances par rapport à mon congé sans solde qui débuté le 1 avril, nous avons fait le choix de partir au début des vacances scolaires (soit le 11 avril au soir) car nos filles ont pu faire leurs évaluations de fin de trimestre.
Elles font environ 1 à 2 heures de travail scolaire par jour, et nous complétons généreusement le programme fourni par les enseignantes pour nous rassurer dans notre rôle de parent/professeur !!!
• une dictée par semaine avec recherche de vocabulaire et questions de grammaire
• des exercices de français et de math en plus
• poésie et lecture quotidienne (les harry potter et les 3 tomes la croisée des mondes)
• l'histoire et la géographie sur le terrain !!
• expression écrite sur leur rubrique blog.


A peine sortie d'Aeropolis (magnifique petit village du sud peloponèse tout empierré machin pitout et tout) que nous nous trouvons juste derrière une camionnette d'ouvrier. Au bout de quelques kilomètres, 1er projectile qui sort par la fenêtre: une canette de bière. On se dit (les cochons ils pourraient faire gaffe, mais à peine s'est-on fait cette réflexion qu'une pluie de canettes et de paquets de cigarettes jaillissent des fenêtres. Dégoûtés par leur comportement, nous les doublons pour ne plus voir ce spectacle désolant. Comme pour tous les gens de ce pays, la poubelle c'est dehors, dans le caniveau ou sur les bas côtés de la route, dans la nature, bref partout mais pas dans un container (un peu comme la génération de nos parents il y a 40 ans).Il leur faudrait mesurer le chemin à parcourir pour respecter leur environnement, car même les enfants n'y sont pas sensibles.

Le mois d'avril est une excellente saison pour visiter la Grèce : pas trop chaud, pas trop de monde. Les paysages ne sont pas encore desséchés par le soleil et les feux n'ont pas encore ravagé les collines. Au contraire tout est très fleuri, à l'endroit même où l'été précédent tout a cramé.


Alors que tout le pays souffre de la désertification de ses provinces, Athènes gonfle dans sa démesure. Etant donné qu'il y a peu de grands bâtiments, la ville s'étend à perte de vue pour pouvoir caser ses 3 millions d'habitants. Nous traversons la ville (les panneaux nous ont encore trompé ...) et demandons notre chemin à un chauffeur de bus et un petit monsieur très gentil qui parlait le français ,ouf, pour arriver deux heures plus tard sur le port où nous dormons: bon plan soufflé par une française rencontrée deux jours plus tôt.

Au programme aujourd'hui (pas d'école c'est mercredi), visite de l'incontournable Acropole , qui malgré un quantité incroyable d'échaffaudages (programme de restauration lancé depuis 1983 !!!) n'a pas baissé en quantité de touristes (ni en prix d'entrée) : nous nous y sommes rendu tôt le matin , et heureusement vu le monde que l'on a croisé à 11h en quittant le site. Malheureusement le musée jouxtant l'acropole est fermé depuis mardi dernier , tant pis, il renferme de véritables authenticités très très belles que l'on aurait aimé voir plutôt que toutes ces reproductions !!
Malgré l'interêt sans fin que propose la ville, nous n'y passerons qu'une grosse journée avec visites, restaurant et boutiques dans le quartier de Plaka, la totale.
Trop de monde, trop de bruit, trop de pollution, trop de tout nous préférons la Grèce loin de ces hauts lieux touristiques.


Bon plan camping cariste : Pour la visite d'Athènes, on peut se garer sur le port de Glifada au sud de la ville. Du port part la ligne de tram (0.60 euros par adulte et 0.30 par enfants) qui va jusqu'à l'Acropole et les quartiers touristiques (en longeant les différents sites olympiques construits pour 2004).Malgré toute la bonne volonté mise sur la lecture de carte, nous nous sommes retrouvés comme à l'aller en plein centre d'Athènes et avons mis 2 heures 20 pour sortir de ce bourbier urbain.
Avec ça, on est jeudi soir et les grecs se préparent pour un long week-end festif (c'est la pâque orthodoxe) : c'est le cauchemar qui continu pendant plus de cent kilomètres d'autoroute.
Les péages servent également de réseau de distribution pour un tas de prospectus et de cierges, ce qui à pour effet d'augmenter encore l'attente.
Nous pouvons alors découvrir un nouvel usage de la bande d'arrêt d'urgence : si t'as un « camion frite », pas de problème, tu te gares juste derrière la glissière de sécurité, la bande sert alors de parking snack, les clients n'ont qu'à faire attention en ouvrant leur porte qu'un bolide pourrait arracher au passage !!! et les flics : ils sont plus nombreux que d'habitude , mais nous en surprenons un en train de roupiller dans sa voiture, dossier incliné , féroce la police.

Enfin pour couronner le tout le mauvais temps se met de la partie, et nous essuyons trois jours de pluie. Tant pis nous visitons quand même le site des Météores et dormons tout prêt d'un des monastère. Au milieu de la nuit on entend comme un murmure qui grandit et se rapproche de nous (Pauline se réveille): le flip : on imagine que les popes marchent en procession vers nous pour nous prier de déguerpir de leur lieu saint, le camping étant interdit !! Le murmure devient un chant, il est deux heures du mat, ils sont nombreux et tout prêts de nous. Brrr !! Tout à coup le silence, le chef de chœur et ses chanteurs sont retournés se coucher, et nous nous rendormons.

Même sous un ciel couvert, les météores sont un coin magnifique et spectaculaire. Comme dans beaucoup de Monastère, il se dégage une ambiance spirituelle et silencieuse (du moins jusqu'à 10h30 du matin) : en effet les cars de jap' et autres touristes bruyants ne tardent pas à arriver en masse, et nous décidons de nous sauver... décidemment ces hauts lieus touristiques sont à visiter dès l'ouverture pour être un peu tranquille.
Pour pâques les grecs font cuire leur mouton traditionnel à la broche, au pied de leur immeuble ou dans le terrain vague d'à côté : nous pouvons constater que tout le monde suit la tradition : la barbaque cuit de tous les côtés !!!
Ces jours là, les commerces sont fermés (les stations essence aussi), les autoroutes gratuites mais nous sommes quasiment les seuls à rouler, les rues sont désertes ... les églises par contre sont ouvertes. Dans chacune, mêmes les plus petites chapelles, il y a des tapis au sol, de riches décors dorés (un peu chargés), des cierges et de l'encens qui brûlent en permanence : la croyance orthodoxe est majoritaire et très présente.

On est lundi 28, le soleil est revenu, les grecs sont encore en repos : les gosses, les poussettes et les chiens en laisse sont de sortie avec les parents ; les jeunes ont fait la bringue tout le week-end, ils se reposent, et nous on cherche un camping autour de Thessalonique avec machine svp, car le stock de linge sale devient critique !!!
Martin nous a fait une crise de calgon : petite fuite très embêtante dans les soutes : mais notre héros de papa a réparé tout ça, en achetant quelques bricoles à Kavala pour compléter sa caisse à outils. D'ailleurs cette ville nous a fait penser à notre sud-est à nous : même topographie que Menton ou Monaco : montagne, ville accrochée au rocher et la mer : 0 place pour se garer, supermarché sur 4 étages avec ascenseur et une pépite d'or cachée dans chaque produit acheté !!! y sont fous ici avec leurs tarifs... on achète l'indispensable pain quotidien, et on va plus loin : Alexandroupoli sera notre dernière ville étape avant la Turquie.

Nous ne savons pas si c'est le fait d'avoir vécu les dernières journées pleines de galères mais enfin un grand bonheur nous accueille ici: camping ouvert et, en cette saison, et dans cette région, c'est une denrée rare. Un petit bémol tout de même car il n'y avait pas de machine à laver et on s'est tapé le volume de 4 machines à la main (Léa a adoré aidé, une vrai fée du logis en puissance !!)
Les filles se sont testées sur le morey sur les mini vaguelettes mais avec des maxi cris, jeux d'eau avec papa, jeu de billes aussi, et peinture au soleil et sur la plage, qui n'est qu'à deux mètres de Martin : bref journée idéale et grand bonheur pour tous, le moral est au maximum.

 

La Grèce, rentrée dans la communauté européenne depuis 1981 ressemble à la France dans les années 80. Tout le monde fume de partout (en voiture vitres fermées et avec les enfants nous attachés a l'arrière, dans les lieux publiques etc) et les publicité en grand nombre encourage cette pratique. A 2 euros le paquet le prix n'est pas encore dissuasif et le gouvernement n'a pas encore exploité le filon. Autre exemple, les décharges à ciel ouvert sont encore monnaie courante et très bien alimenté par tous, les rejets des eaux usées dans le ruisseau du coin ou dans la mer n'étonnent personne........

 

 



Publié à 12:42, le 19/04/2008 dans Journal de bord, Venise
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Le carnet de l'avant

 

Mercredi 6 février, J- presque 2 mois.
En fait, plus les jours passent et plus on se dit que notre voyage ne commencera pas le 12 avril (jour de départ) mais qu'il a commencé le jour ou l'on a décidé de partir.
Il est dans nos pensées, dans nos conversations, dans notre vie tout simplement.
Ce qui fait bizarre, s'est qu'en 2007 nous sommes partis en Croatie avec des amis (les clem's), en 2006 nous sommes partis en corse avec des potes (les clem's), si on continu à remonter les années, en 2005 nous étions déjà partis en corse avec les clem's........
En fait ça fait drôle de penser que l'on va partir en vacances sans eux.
Mais on pensera souvent à eux.

Jeudi 14 février
Ca y est , on se branche sur les différents guides et cartes qui nous suivront pendant notre voyage. Les organismes de tourisme de plusieurs pays nous ont déjà fait parvenir plein de doc, mais j'ai trouvé les "lonely planet" et autres "guides verts" plus complets.
A l'école les enfants questionnent les notres : alors vous irez dans quels pays et vous allez passer par où ? les filles ont un peu de mal à retenir la géographie , beaucoup de pays , de régions et de noms de villes en tête: Mathilde confond la Turquie et la Tunisie !!
Plus que les vacances de Février et ce sera là tout prêt .... Il faudra déménager nos deux chats adorés chez Mamies qui devra les bichonner au maximum pendant notre absence. Ah et puis les plantes vertes de la maison ... lumière et eau indispensables à la vie ....elles iront dans l'atelier de Pépé Jeannot qui devra PRENDRE SOIN aussi de Wenesday notre poisson rouge !!! Et puis ppvvuiit , on démarre, hmm, moment tant attendu.

 

 

Mercredi 27 février,
Les enfants sont encore dans leur quotidien école, devoirs, activités extrat-scolaires et ne mesurent pas encore le départ qui se rapproche.
Par contre, nous, nous en sommes bien conscients.

Il y a 6 mois on ne se pressait pas en se disant que nous avions encore le temps mais là à 1 mois du départ on se rend compte qu'il reste pleins de petites choses à faire et que le temps nous est compté.
En ce moment, nous cherchons un petit nom à notre camping-car car, camping-car ce n'est pas un nom et sans lui notre projet n'existerait pas.
Cette semaine, dernière mini vacances avec le ping-ping-car pour améliorer quelques points et surtout pour se reposer.
C'est l'occasion également de verifier que le transformateur 220 v fonctionne bien avec l'ordinateur portable branché dessus et d'apprendre à taper nos textes à l'avance pour les insérer dans le blog une fois connecté
.

 

 

Dinanche 02 mars

Déja fini,

Sur les indications (éronées) de J-pierre et Josette, 2 amis de Laragnes, nous avons atterri au mas des figuiers, petit havre de paix à quelques kilomètres de Sisterons. En fait, un endroit tellement beau et paisible que nous y sommes restés les trois jours.

Des hôtes accueillants nous ont permis de garer le camion près de chez eux, et dans leur jardin ils avaient construit une cabane dans un gros chêne, façon Yann Arthus Bertrand. Ca nous ramènent à des souvenirs de gosses, et à notre retour d'Europe, nous irons jouer à Robinson Crusoé.


Dimanche 16 mars

Nous pensions traverser la Suisse, l'Autriche... et rejoindre la Grèce. Les actualités sur le Kosovo, plus le fait que nous connaissons la Croatie nous ont fait changer d'idée. Nous partirons de Venise en bateau pour rejoindre Igoumenitsa en Grèce (par contre là c'est sûr car nous avons pris les billets). Après son passage au conseil de famille, notre camping-car s'appellera Martin, en mémoire du petit village que nous habitons.

 

 

vendredi 28 mars

Derniers préparatifs

A 2 semaines du départ, notre impatience grandit. Il nous tarde de tourner la clé de contact. De toute part, les amis nous interrogent afin de  savoir ou nous en sommes dans nos préparatifs, les tas s'accumulent dans plusieurs coins de la maison et de la grange dans l'attente d'être chargés. Sophie vient de finir de boucler la pharmacie qui n'a presque rien à envier à un dispensaire (autonomie presque totale). Même les chats et les plantes ont quitté la maison pour rejoindre leurs pensions de vacances.


mercredi 9 avril
ouhhh!! il est temps de partir , la pression monte , l'émotion de la famille et des copains qui nous voient partir est contagieuse ....heureusement que nous avons préparé et organisé plein de choses depuis longtemps , car depuis quelques jours on ne touche pas terre.
Hier , mardi nous avons remonté le temps et nous sommes retrouvés non pas sur les bancs de l'école mais face à eux, pour présenter notre projet aux élèves des classes de nos filles. Beaucoup d'enfants ont pris la mesure du parcours que leurs copines allaient faire , et se sont inquiétés des commodités du camping car . La plupart ont découvert l'accès au blog sur internet , et se sont affairés devant l'unique écran de la classe pour découvrir les différentes rubriques. Leur intérêt nous a beaucoup touché , et la proximité de notre départ préoccupe les camarades les plus proches de nos enfants, dessins et témoignages d'affections affluent. Tout cela est très gentil de leur part.

 

 



Publié à 12:46, le 11/04/2008 dans Avant le tour, Adana
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