Tour d'europe en camping-car des piconvoyageurs

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La Turquie

 

 

 

 

 

Passage de frontière : le 2 mai, durée 1 heure pour mettre un tampon (bon d'accord il est 7h30 du mat)

Les choses changent un peu dès que l'on passe la frontière : les nids de poule sont beaucoup plus nombreux et dès que l'on sort des axes principaux, c'est un vrai slalom.
Très très mauvaise surprise par contre : le prix du carburant : ouf, un coup au moral : 1.70 le litre, ça nous a fait mal quand on a fait le plein.

Bon sinon, première journée sympa avec resto à midi (ça maman elle aime bien !) à Gélibolu : nous devions être les seuls touristes dans le quartier, c'était génial de se promener seuls au milieu de tout les autochtones !! quelques achats alimentaires indispensables à notre survie + l'apéro : il nous faut fêter notre arrivée sur le territoire.


Les filles ont croisé plein d'autres enfants, et se sont étonnées de les voir en uniforme scolaire (différent suivant les établissements), les filles en jupe plissée (avec des collants par cette chaleur), et les garçons en pantalon chemise cravate et veste.


Comme en Grèce nous sommes surpris de voir comme les gens sont frileux par ici : nous sommes en tee-shirt et panta-court, quand eux portent des cols roulés en laine et des doudounes !!
Bercés par la litanie du minaret que l'on entend 5 fois par jour, ce chant nous rappelle que nous sommes en pays musulman, il en est sa musique. Pour visiter une mosquée les filles et moi devrons porter des manches longues, jambes couvertes et un foulard sur la tête. C'est l'occasion de leur expliquer que quand on est étranger, on se doit de respecter les us et coutumes du pays tout comme ses lois (comme chez nous !!!)

 

Oren, nous trouvons un super emplacement sur un parking d'hôtel (fermé en cette saison).
Le rituel : école, baignade, bronzage, la routine quoi. Mais cet endroit paradisiaque a un hic : des capsules de bières par centaines jonchent le sable de la plage par endroit. Nous sommes samedi en fin d'après midi et, des camions livrent des boissons au petit bar de la plage , les jeunes commencent à installer les chaises... Ne sachant pas si nous serions invités, nous décidons de décamper, et nous avons beaucoup de mal à dénicher un coin tranquille pour la nuit. Cela nous oblige à rouler de nuit, chose que l'on s'abstient de faire d'habitude. Et nous allons direct à Pergame (ou Bergama) pour notre programme visite du lendemain.

 

 

Panique à Bergama :
Nous découvrons un site archéologique de toute beauté (le plus beau à nos yeux), très bien conservé mais pas assez entretenu et mis en valeur par le gouvernement (les turcs commencent seulement à prendre conscience de leur patrimoine culturel).Les vacances de Pâques étant terminées dans tous les pays, nous sommes tout seul sur le site, et ça c'est génial. La visite nous prend 3 heures car l'ancienne citée est très étendue : c'est évidemment le seul jour où je n'ai pas prévu de goûter !! Le soleil cogne il est presque 11h30, nous sommes moins concentrés et un peu fatigués et décidons donc de faire une pose pour boire. Tout à coup, cris de panique, chacun saute, détale, hurle devant un énorme serpent aussi surpris que nous, et qui essaie de se frayer un chemin entre 10 pieds qui risquent de l'écraser à chaque mouvement.
Une fois disparu dans les fourrés, la pression retombe et les enfants s'effondrent en pleurs, heureusement, Martin n'est pas loin, vite notre refuge....renseignement pris celui-ci était inoffensif.

 



Alors que nous mangions sur le parking, un turc parlant français vient nous accoster pour taper causette. Jusqu'à là c'est sympa mais au fur et à mesure de la discussion il nous sort son dépliant de magasin de tapis à visiter, à seulement 2 kms. Pour les enfants dit-il c'est très intéressant. Et c'est pour nous l'occasion de jeter un coup d'œil.
La visite se déroule avec tout le rituel, thé ou café offert, explication sur la confection des tapis, et leur symbolique, présentation d'une bonne vingtaine de modèles tous plus beaux les uns que les autres : jusqu'à là juste pour le plaisir des yeux dit-il. La fin de la visite approche et notre ami !!! commence à nous demander si un tapis nous ferait plaisir. En bon touriste et par curiosité, nous jouons le jeu. Heureusement qu'il y avait beaucoup de tapis par terre car à l'annonce du prix du tapis que nous aimions (8000 euros) nous avons failli tomber. Par la suite notre ami !!!!!!! a tenté de nous vendre des tapis de moins en moins chère mais, de plus en plus petit si bien qu'à la fin, le tapis pouvais servir de sous verre. Voyant l'impasse de vente qui se profilait notre ami !!!!!!!!!!!! nous à presque mis dehors en nous souhaitant bon voyage.

 

 

Foça, le 6 mai, il est 6 heures du mat, après une pose de 2 jours dans petit coin de paradis nous nous apprêtons à prendre la route, et là vrouf, vrouf plus de batterie. En voilà une journée qui commence bien !! Quarante minutes plus tard, c'est le vrai départ sauf que ce décalage nous amène à traverser Izmir en pleine heure de pointe et là on prend vraiment la dimension du merdier. Comme dans toute expérience il faut essayer de trouver quelque chose de positif, nous n'hésiterons pas à entrer dans Istanbul de nuit (cette ville est 15 fois plus grande).


Au sud d'Izmir, il parait que la côte est magnifique...sans doute mais il faut être résident d'un hôtel car toutes les plages sont privées pendant des kilomètres. Le tourisme consommateur de resto et shopping est servi, même « la croisière s'amuse » accoste les ports. Résultat si tu veux te baigner soit tu casques soit tu te casses. Une heure plus loin toujours à la recherche de la plage promise, nous nous engageons en désespoir de cause dans une impasse qui traverse des petites maisons privés.

Et là nous rencontrons Engin (c'est son prénom,vrai de vrai). Il parle français, un érudit turc qui a beaucoup travaillé à l'étranger, bref un type super intéressant....et qui plus est super gentil : il nous invite à boire un coup à la terrasse juste à côté : il est midi et nous sirotons une bière (ici c'est 50 cl) sous le soleil, il ne m'en faut pas plus pour surfer sur le chemin de la joie !!! Heureusement nous avons trois filles à nourrir, et cela nous sauve...du moins pour quelques heures. Engin nous attend chez lui pour le thé !! Les filles lui font des dessins pendant que Thierry est condamné à boire du raki avec notre nouvel ami, une sacrée dose d'ailleurs (une dose de raki pour une dose d'eau !). Mais là encore la présence de nos enfants nous tire de ce mauvais pas, bon prétexte à une promenade en bord de mer pour aérer tout le monde. Nous dormons dans son quartier sous la garde des dizaines de chats dont il prend soin.

 

Nous sommes surpris par une présence militaire considérable. Tous les gendarmes ont l'arme en bandoulière, les deux mains dessus. Leur grand nombre est censé inhiber les menaces plus ou moins exercées par les pays frontaliers. En tout cas nous ne tentons pas de les prendre en photo...

 

En roulant on constate une grande diversité dans l'agriculture (rizière et champ de coton + nos cultures habituelles). Les femmes sont les premières au poste: chaque matin elles sont déposées par groupe devant leur champ , et sont récupérées le soir par les remorques à tracteur. Elles sont aussi sur les chantiers en ville, avec la pelle.

 

Nous avons fait nos courses dans une grande surface (super propre , à l'image du reste du pays). Le rayon olives/épices/graines est équivalent à notre rayon fromage et produits laitiers. Les supermarchés donnent un bon aperçu des habitudes alimentaires du pays.
Nous pensons cependant (sondage réalisé sur la famille )qu'il n'y a qu'en France que l'on mange du bon fromage et du vrai saucisson. Sans parler de l'eau du robinet : bien que soit disant potable , reste infecte à boire, un matin nous avons fait notre thé à l'eau minérale, histoire de bien démarrer.
La nourriture est bien moins chère que chez nous. 2 à 3 fois moins si on consomme des produits locaux et de saison (les tomates sont à 0.70€, le pain à 0.35, les cerises à 2.50...)


 

 

Quelques minutes de déconcentration pour la photo de classe !

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, il ne devrait rien y avoir d'étonnant à voir une femme au café du village. Pourtant je n'ai vu que des hommes, les rares femmes qui vont au bar , on les voit en ville. Dans ces mêmes villes, on trouve de cireurs de chaussures, des pèses personne (tu donnes une pièce et tu montes sur la balance), mais il n'y a pas de mendicité. Il y a beaucoup de coiffeurs/barbier, métier qui perdure ici: Thierry en a profité pour rafraichir sa coupe, et j'ai récupérer mon homme avec un coupe à la turc et un parfum d'eau de cologne bon marché, rajoutée à sa barbe qui pousse toujours plus longue, je voyage maintenant avec un autoctone! Le mariage reste traditionnel : arrangement entre les familles, surtout dans les campagnes et en Anatolie.

 


Jeudi 8 mai, changement de cap: nous venons de rencontrer des gens merveilleux (camping-cristes de surcroit, ce qui est plutôt rare dans ce pays), super instruits qui nous ont parlé de leur pays et de son histoire de façon extraordinaire. Du coup, et sur leur conseil, nous descendons tout au sud du pays , à Antalya et rejoignons la méditerranée que nous avions quitté 4 jours plus tôt. Pour ceux qui nous connaissent, rien d'étonnant à ce que nous changions de destination du jour au lendemain.

 

Dans les villes , il n'est pas rare de croiser les tracteurs ou les remorques à cheval à côté des mercedes. Y'a de la place pour tout le monde.Le parc auto est plutôt ancien: la police locale roule en R12 collector . Bon y'a aussi des voitures récentes.

Les autoroutes sont vraiment pas chères (environ 0.90 € pour un tronçon de 50 km) et très bien entretenues: de toutes façons vu l'état des routes annexes et des distances à rouler, nous les empruntons dès que possible.

Le nombre de mosquée est impressionnant (1 par quartier) . Paroles de turcs : il y a trop de mosquées et pas assez d'hôpitaux et d'écoles.

Les toits sont ici aussi parabolés et garnis de panneaux solaires.

 

Les turcs sont très patriotes et très fiers de leur pays. Ils ont tous des drapeaux à leur balcon ou à la porte. Ils ont aussi la photo du président dans le salon (t'imagines Sarko suspendu au dessus de ton canapé ??).

 

 

 

Pamukkalé : Comme un rituel ou plutôt quand le sac de linge sale est plein, nous recherchons un camping. Ici, le magnifique site naturel et les vestiges alentours font que cette étape devient une incontournable du circuit touristique. Si bien que toutes les familles possédant un bout de terrain ou quelques pièces supplémentaires se transforment en camping ou pension. Accueil super sympa, bien que commercial !! notre mini camping avec wifi à volonté tombe à pic pour mettre à jour notre blog et passer quelques mails perso. Balade sur le site : un énorme chou-fleur avec eau chaude extrêmement calcaire dégoulinant dessus, formant de petites vasques blanches : super joli.

 

Petit retour sur nos impressions en entrant en Turquie : il n'y a que dans le nord que les routes sont pourries, plus on va vers le sud plus c'est lisse, large et très bien entretenu.

De ce côté-là, rien à voir avec la Grèce. Ici le pays est très propre (parfois bien plus qu'en France !), chacun balaie devant chez soit, il y a des tas d'employés payés à nettoyer et ramasser les cochonneries. Dès qu'on sort des villes, le paysage est à chaque fois un enchantement : des cultures de toutes sortes et de toutes les couleurs (tabacs, bananiers, orangers, plan de fraise et tomates, noisetiers (1er producteur mondial tout de même !), des forêts, beaucoup de montagne dans le centre et le sud. Donc une grande variété de paysage.

 

 

 

Nous sommes arrivés à Antalya la veille de la finale de foot de je sais pas quel championnat de mes deux : le bordel, toute la nuit parce que le Galatasarail a gagné. Bon Ok on était garé sur un super parc auto gardé et fermé, en plein centre bon plan camping-caristes à côté de la porte d'Hadrien et du stade), avec le tram à côté, le port, la mer, les marchands de glaces...et toutes les curiosités habituelles à portée de tongues.

 

Thierry a pu rencontrer les pompiers du coin. Discussion cool avec l'un d'eux (régime 24/48, 800 pompiers pour 760 000 hab, une moto pour accéder aux ruelles très étroites, à part ça ils n'en sont pas encore aux lances leader !!).
Sinon la ville est bien différente de tout ce que nous avions découvert jusque là : vive les mini-jupes et les talons hauts, les gars percing et tatouages à gogo. On est sur la côte d'azur et plus dans la Turquie authentique.
En partant, nous pensions trouver de belles plages puisque la côte est vraiment magnifique : hélas, mille fois hélas, le capitalisme hôtelier avait déjà sévi avec un luxe incroyable : nous comprenons mieux en apprenant que la moitié de la capacité hôtelière du pays est concentrée dans ces 150 km de côte.

 

 

Cette nuit (le 13 pour les superstitieux!!) grande manœuvre : Martin s'est transformé en porte avion. Au petit matin, nous avons comptabilisé environ 50 aérostiques, chargés à bloc de leur cargaison d'hémoglobine. Les filles ont fait des math toute la journée pour savoir qui était l'élue « miss boutons » : vainqueur Léa avec 44 piqûres sur le v?sage et les bras !!


Alanya : enfin des plages désertes pour nous tous seuls. Eau turquoise. La ville à deux pas. Nous en profitons et poursuivons le lendemain le long du bord de mer : depuis la route, les points de vue ne manquent pas, mais les virages serrés et le dénivelé + et - rendent ces quelques heures de route bien fatigantes.

Las des virages incessants de cette magnifique route côtière, nous faisons une halte à Tusucu (juste en face de Chypre) pour faire quelques courses et visiter le village. Nous en profitons pour acheter de la colle néoprène dans une droguerie et, alors que nous cherchions à nous faire comprendre, une personne nous demande si elle pouvait nous aider et de surcroît en Français.
Nous profitons de cette aubaine pour lui demander s'il connaissait un petit coin de paradis pour passer la nuit.

 

Cezair, c'est son prénom, nous invite à le suivre jusqu'à chez lui car sa maison et à 200m de la plage.
Nous découvrons à son contact ce que veut dire le mot HOSPITALITE .
Il nous a présenté à son oncle et sa tante, nous a fait visiter sa maison et proposé de prendre la douche chez lui, nous a donné une prise et des patchs contre les moustiques. Nous avons découvert la façon de faire le thé à la turc (véritable rituel) et notre ami nous a même invité à partager son repas.
Pour l'anecdote, nous avons failli acheter une petite maison en bord de mer et avons alerté toute la famille afin de réunir l'argent en un temps record, nous avons passé deux jours de stress à ne plus savoir quoi faire (le stress est une chose que l'on avait déjà oublié).

Mais la sagesse l'a emporté, nous reviendrons quand nous aurons des sous, et nous poursuivons notre voyage avec sérénité.
Il nous a ouvert la porte de sa maison et nous espérons sincèrement pouvoir un jour lui ouvrir la nôtre.L'au revoir a été chargé d'émotion, nous repartons les bras chargés des citrons et mandarines du jardin....bref des gens merveilleux.
Ce pays nous comble de rencontres inoubliables.

En général, dès que l'on parle aux gens, on s'aperçoit qu'ils sont très curieux de visiter Martin : beaucoup n'ont jamais vu de camping-car. Et pour nous remercier de « l'excursion », ils nous offrent des fruits (abricots, erik, fraises, piments !!) de leurs jardins. Avec ceux qui tchatchent deux trois mots d'anglais ou de français, la conversation est vite intéressante. Passées les explications d'usage (comment nos enfants suivent l'école, où allons-nous...) il est très facile de parler de leur pays autant sur le plan économique, religieux et même sur les décisions européennes ou sur les minorités.

 

 

Le potier :

A Avanos, ville des potiers, nous sommes rentrés dans une petite boutique ou un maître potier faisait des démonstrations. Sophie en a profité pour faire quelques folies et les filles se sont exercées sur un bout d’argile et ont modelé leur petite poterie.

 

 

 

 

 

 

 

Le 19 mai est un jour férié en Turquie pour célébrer Ataturc (lire plus bas les détails historiques): ce jour là donc nous décidons de prendre la route très tôt (5h30) car nous voulons rejoindre la mer noire assez vite, il y a 560 Kms à rouler et les filles risquent de trouver le temps long. Vers 9 heures, on s’arrête pour le petit déjeuné et le réveil de nos princesses, dans un petit village de montagne (à l’est d’Ankara). Au bout d’une demi heure, la police locale (la casquette à la « cruchot » et la kalachnikov en bandoulière) vient toquer à la porte de Martin. Il commence à nous dire quelque chose en Turc et, voyant que l’on ne comprenait rien commence à monter le ton et finit par nous crier dans les oreilles (il devait croire que plus il parlerait fort plus on comprendrait). Nous, nous pensions que l’on ne pouvait pas rester sur ce parking à cause de la fête qui se préparait. Au bout d’un moment on comprend le mot « thé ». Evidement ce n’est pas lui qui nous réclamait une tasse de thé (bien qu’on lui aurait servi thé et gâteaux à volonté) mais bien lui qui nous invitait au poste de police juste en face. Bon, aux vues de la Kalachnikov et du flingue à la ceinture, on n’a pas pu refusé, et on est bien sagement allé boire notre coup. Puis il a pris la peine d’appeler sa nièce bilingue, qui nous a traduit qu’en fait la brigade s’inquiétait pour nous, pensait que nous avions un problème et demandait s’ils pouvaient nous venir en aide. Ils nous proposent même un truc à manger. Alors là c’est top, j’imagine la police française interpeller un étranger cassant la croûte sur un parking et ne pipant pas un mot de français. Il n’aurait ni café ni croissant, mais un direct au poste pour formalité !!

Donc voilà encore un geste d’hospitalité fort surprenant ma foi et totalement inattendu.

 

 

20 mai : arrivée sur la mer noire

Son changement de couleur quand il y a mauvais temps lui a valu son nom. Les falaises abruptes plongent dans la mer, le climat humide qu’elle génère profite à la végétation. Une plus faible densité de population rend ce coin du pays très authentique.

Il y a beaucoup de mines de charbon et de grosses usines de sidérurgies sur l’axe ferroviaire. Les villages sont bien plus pauvres que tous ceux que l’on a traversés. Nous croisons aussi beaucoup d’enfants qui manifestement ne vont pas à l’école. Certaines familles vivent dans des bicoques très miséreuses, on se croirait parfois 150 ans en arrière, époque où l’homme vivait d’élevage et de culture, chacun tenant sa vache au bout d’une corde, ou bien portant sur son dos des hottes de père noël pleine de foin ou de bois.

 

Mais, à l’heure qu’il est, nous regrettons presque notre choix de fin de parcours. Toujours avides de coins insolites, et intéressés par cette partie du pays complètement délaissée des touristes, nous avons emprunté la route du bord de mer … qui n’est sans doute empruntée que par les mules et les ânes du quartier. De la terre et des trous, des morceaux de routes éboulées…pendant près de 200 kms Martin est mis à rude épreuve, notre fatigue aussi.

 

 

 


Heureusement, aux environs de Zonuldac la route se lisse, les axes redeviennent larges et bien entretenus.

 

 

 

 

 

Nous roulons jusqu’à Akçakoca où nous avons l’adresse d’un camping (Tezel camping) dont le patron est grenoblois. Pour les amateurs de poissons, il y a même un délicieux restaurant (nous nous sommes régalés) avec terrasse et vue sur la mer.

 

 

 

 

Nous profitons de l’aubaine de notre traducteur pour contacter un garagiste qui se déplace au camp et change les roulements de l’animal, et pour notre sécurité il a même jeté un coup d'eil aux rotules qui avaient du jeu, tout ça sans supplément et à un prix défiant toutes les arnaqueurs français. Papa bricolo en profite pour refixer les meubles, changer les vis qui ont cassé, et remonte le tout bien propre ; Maman tornade blanche bichonne et fait briller les petits coins de Martin ! Après ça notre chouchou est fin prêt pour reprendre sa longue route.

 

 

 

 

 

Petite leçon d’histoire/géo pour les enfants de la classe (et pour ceux qui veulent rebrancher quelques neurones ankylosés)

La Turquie compte 73 millions d’habitants sur un plus grand territoire que la France (1 fois et demie). Mer noire au nord, mer Egée à l’ouest et mer Méditerranée au sud. Beaucoup de chaînes montagneuses avec le mont Ararat qui culmine à 5137m, ce qui en ferait le sommet le plus haut d’Europe si la Turquie entrait dans la communauté. 98% de la population est de religion musulmane.

Mustafa Kemal Ataturk fonda la Turquie moderne, qui joue un rôle de pont entre l’orient et l’occident. Cet homme est mort peu avant la deuxième guerre mondiale, a fait beaucoup de réformes, et a réorganisé son pays : il a entre autre rendu l’école primaire obligatoire, et en 1928 fit abandonner l’alphabet arabe au profit du latin mieux adapté à la langue turque ; ceci a relancé la campagne d’alphabétisation. En 1934 chacun dut adopter un nom de famille et se mit à chercher des noms patriotiques parfois pittoresques. Ataturk n’eut pas à chercher le sien, car l’assemblée nationale le dénomma Ataturk « Père des turcs ». Des statues de bronze placées aux plus beaux endroits des villes montrent l’importance du culte que lui voue la population.

Pour répondre au blog de Pauline :

Byzance, Constantinople, Istanbul : aucune autre ville au monde n’a connu tant de gloire sous trois noms différents. C’est Ataturk qui nomma Ankara nouvelle capitale de son pays.

La Turquie est le premier producteur au monde de noisette : 80% poussent ici !!

 

Voici les merveilleux poemes que les filles ont écris pour leur MAMAN:

 

Maman je t'aime 

Maman je t'aime aussi fort que la terre.

Tu es belle comme une princesse.

Tu me prends dans tes bras pour me faire un bisous.

Maman je t'aime 

Mathilde qui t'aime


Maman mon rêve

Maman pétale de rose

Amour de toujours

Qui se métamorphose

En reine du grand jour

Ma sirène, ma fée

Quand je te vois

Je ne sais pas comment le dire

Mais dans tes bras tant aimés

Je t'aime à la folie d'amour

 

 

Pauline

 

C'est quoi une maman

Une maman c'est un coeur

Qui naît et qui meurt

Une maman c'est jolie

Tendre et gentil

Une maman c'est un amour

Qui dure toujours

Une maman c'est tout le bonheur

Maman ma vie que j'aime à la folie 

Léa

 

 

 

Istanbul :

Nous avons fait le choix d'y entrer vers 22 heures pour échapper à la circulation, et nous sommes tout de suite rendus sur l'ancienne Istanbul (séparée de la moderne Istanbul par le Bosphore). Là, on a eu un bol d'enfer en trouvant une place de parking (derrière un hôtel très calme) à 200 m de tout ce que nous voulions voir .Les gardiens de l' »otopark » étaient super sympas, ils nous ont même trouvés un tuyau d'arrosage pour refaire le plein d'eau avant de repartir (de nuit aussi).

Une ville que nous ne regrettons pas d'avoir visitée. Les qualificatifs et tous leurs synonymes sont insuffisants pour parler d'Istanbul. Nous avons adoré. Bon c'est sûr, faut fermer les yeux sur la pollution et le brouhaha de la circulation pendant la journée.

Nous avons visité la mosquée bleue, très très belle, le palais de Topkapi, très très beau (visite 4h30), promenade sur le Bosphore en fin de journée pour avoir un beau coucher de soleil : nous étions seuls à bord d'un vieux rafiot très bruyant mais pas plus cher que les gros zingues insubmersibles pour touristes en groupe avec pour capitaine un vieux papy tout gentil qui a voulu sa photo souvenir avec les filles. Mathilde a même fait la « copilote » pendant une partie du voyage.

Nous sommes passés par le grand bazar en long en large et en travers (c'est le plus grand marché couvert du monde). A chaque moment de la journée la vie y est différente, les étales sont très colorés et très appétissants.

Voilà notre fin de parcours sur la Turquie. Nous quittons ce beau pays dont nous gardons un très bon souvenir, pour nous diriger vers les balkans.

 

 

 

 

 



Publié à 12:06, le 7/05/2008 dans Journal de bord, Ankara
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Commentaires (10) | Ajouter un commentaire | Lien

Alors géniale la Turquie !!

Aujourd'hui 16 Mai Paul à fait un exposé sur la Turquie. J'éspère que vous vous éclatez dans ce tour d'Europe magique!! Grosses bises à vous Anouk!
Demain c'est le "fleurissement du village, dimanche:concert à Paquier et le week-end prochain encore plein de choses....
J'allais oublier;le 8 mai et sa foire ....j'ai gagné 29 euros!!!!à mettre de côté pour le prochain voyage!! Nous vous embrassons aussi Eric et Marie.

Publié par Anonymous à 20:51, 16/05/2008

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Quelle direction ?

Je pense que votre périple en Turquie doit tirer à sa fin. Les photos ainsi que les commentaires sont superbes.A quand la suite et surtout en provenance d' où? Vous voyez que vous vivez mieux sans stress, nous aussi d'ailleurs!!!!! Mille bisous. Mémé

Publié par Anonymous à 17:52, 19/05/2008

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Commentaire sans titre

Salut les pics !

votre voyage nous fait rêver surtout par ce jour si morne et si froid ! a ce que je vois la barbe a bien poussé !! on dirai un vrai terroriste.Rien de bien nouveau de notre côté ! je commence ce week les courses mais c'est dur car j'ai pris pas mal de retard suite aux blessures...j'en chie !!! bisous à tous flo

Publié par st niz à 16:16, 20/05/2008

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Commentaire sans titre

Superbe récit et photos de turquie, j'attends la suite avec impatience.

Bonne route
Ari

Publié par Anonymous à 21:31, 22/05/2008

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Bonne Fête Sophie !!!

Nous pensons beaucoup à vous et nous vous imaginons ouvrir la Boîte Surprise aujourd'hui donnant l'Top départ de qq dates que vous ne manquerez pas de fêter ! Nous nous régalons de vous lire et, prévoyons déjà notre prochain périple en Turquie. Pour la Maison dans p'tit coin de paradis, on en parle à votre retour :) Enormes bisous aux filles et à vous deux !!! Clem ' Family

Publié par Clem ' Family à 08:54, 25/05/2008

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comment ça va?

salut à toute la famille
à bientot!

Publié par Mr pon à 17:38, 27/05/2008

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bonheur

bonheur de lire vos rencontres,meme celles avec les moustiques! les citrons, les enfants ,meme les revisions de martin par de gentils garagistes
et les poemes des puces à leur maman! quel bonheur
aujourd'hui notre mamy est en fete avec toute sa petite famille,on est quelques uns à ne pas y etre!!
gros bisous et roulez bien

Publié par chantallacaille à 19:46, 1/06/2008

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des coucous sous l'orage

Bonjour les picon, c'est clair que vous avez préferé la Grece et la Turquie aux premiers pays de l'Est. Moi qui rêve depuis longtemps d'aller en Bulgarie, la vallée des roses ,Sofia, ville de Julia Kristeva , pays des inventeurs de l'alphabet slave...et j'en passe!!!!, le temps n'est pas généreux avec l'histoire.
En tous cas on se régale à vous lire.Merci pour votre carte de Turquie, ça fait rêver.
Ici, on frole le déluge, les éléments se déchainent, on les comprend, le monde marche sur la tête.Les nouveaux décrets du ministère de l'E.N. sont à hurler. Darcos prend les enseignants et les élèves pour des débiles et surtout plus personne ne "pense" donc si vous me suivez, via Pascal "je pense donc je suis" il ne va plus rester grand monde à être.!!
Enfin la pluie tombée en abondance a fait exploser la nature et c'est magnifique. Un projet d'écriture d'un livre sur St Martin a démarré et un photographe nous a proposé un travail intéressant...à suivre.
Nous avons le 17 mai une réunion au collège et tu me diras Sophie si il y a des choses particulières (mis à part la commande des fichiers) à regler.
Continuez à bien en profiter. des bises. Marie
Ah, oui, je serai intéressée par quelques infos sur les systèmes scolaires des pays que vous traversez. Merci

Publié par Anonymous à 14:20, 4/06/2008

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des coucous sous l'orage

Bonjour les picon, c'est clair que vous avez préferé la Grece et la Turquie aux premiers pays de l'Est. Moi qui rêve depuis longtemps d'aller en Bulgarie, la vallée des roses ,Sofia, ville de Julia Kristeva , pays des inventeurs de l'alphabet slave...et j'en passe!!!!, le temps n'est pas généreux avec l'histoire.
En tous cas on se régale à vous lire.Merci pour votre carte de Turquie, ça fait rêver.
Ici, on frole le déluge, les éléments se déchainent, on les comprend, le monde marche sur la tête.Les nouveaux décrets du ministère de l'E.N. sont à hurler. Darcos prend les enseignants et les élèves pour des débiles et surtout plus personne ne "pense" donc si vous me suivez, via Pascal "je pense donc je suis" il ne va plus rester grand monde à être.!!
Enfin la pluie tombée en abondance a fait exploser la nature et c'est magnifique. Un projet d'écriture d'un livre sur St Martin a démarré et un photographe nous a proposé un travail intéressant...à suivre.
Nous avons le 17 juin une réunion au collège et tu me diras Sophie si il y a des choses particulières (mis à part la commande des fichiers) à regler.
Continuez à bien en profiter. des bises. Marie
Ah, oui, je serai intéressée par quelques infos sur les systèmes scolaires des pays que vous traversez. Merci

Publié par Anonymous à 14:23, 4/06/2008

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la turquie

c beau la Turquie,je fais des gros bisous a toutes la petite famille (mais surtout a Pauline et Léa) bon a dans 2 mois


Charline

snif sssssssssnnnnnnnniiiiiiiiiiiiiiifffffffffffffffffffff...................

Publié par chachi à 17:35, 11/06/2008

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