Tour d'europe en camping-car des piconvoyageurs
Partir pour 5 mois en camping-car, à la découverte de l'Europe en famille. De toutes façons nous n'avons pas le choix vu l'état de notre maison.

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La Norvège
Dans la région du Finnmark, les pistes de ski doo remplacent celles de ski de fond. Les résineux font place aux petits arbres maigrichons sur des colines (ah un peu de relief) ressemblant à la toundra ; C'est vrai qu'il faut être résistant sous cette latitude. Encore aujourd'hui on trouve de la neige. Ah qu'ils sont loin les citronniers du sud de l'Europe !!

Il fait 10° en moyenne l'été, ce qui nous donne une idée des températures
hivernales, sans doute un peu frisquettes.
Quelques maisons colorées mais très isolées et cachées derrière les arbres : on se demande de quoi vivent les habitants ; Dans leur « jardin », il y a des tipis et des tas de bois énormes. Les lacs alentours sont très sombres contrairement à la Finlande où les usines d'exploitation du bois coloraient en brun coca cola l'eau des lacs.

Sitôt passé la frontière, on trouve des aménagements spéciaux pour les camping-car avec eau et vidange + wc .

 

Samedi 5 : on arrive sur la mer de Barents, ça caille encore plus, le vent s‘en mêle, la grisaille aussi. Du coup on roule pas mal et on avance notre kilométrage à grands pas.
Il est 14 heures quand nous arrivons à l'embranchement qui nous mènerait vers le cap 140 kms plus loin. Nous patientons jusqu'à 17h00, mais le mauvais temps ne semble pas de dissiper, le « touristinfo » d'à côté n'a pas de meilleures prévisions, et le coût du cap serait de plus de 250 euros pour 6 : trop cher pour l'accès à la nature à notre goût, nous filons vers le sud. Désormais c'est le chemin du retour, encore quelques milliers de kilomètres nous séparent de notre village et tellement de merveilles encore...


La région du Finnmark nous conduit tranquillement
vers les îles Lofoten, et l'on se régale déjà à observer les rennes en totale liberté dans ces montagnes, on les côtoie de très prêt lors de nos premières randos, les cascades et les reliefs encore enneigés tombant dans la mer sont superbes. Mieux encore il fait beau ! On fait un tour à Tromso, ville la plus septentrionale de l'Europe, c'est de là que partent la plupart des expéditions pour le pôle. Une belle marche nous conduit à l'arrivée du téléphérique d'où l'on peut contempler la baie. Plus loin sur la route, il y a une superbe cascade avec la plus longue échelle à saumons d'Europe du nord, mais sans poissons malheureusement en ce moment...

 

 

 

 

 

Le Lonely planet indique que c'est le pays le plus cher du monde. Sympa comme entrée en matière .C'est aussi l'info que l'on a recueillie auprès des voyageurs que l'on a croisé, et Martin a les coffres pleins. Mais les tarifs d'entrée des musées et parcs animaliers nous font quand même bondir (entre 10 et 15 euros/pers), tout comme le prix des aliments. Mais que mangent-ils ?
Ben oui du poisson pour sûr, il abonde dans ce pays,
et Thierry nous a pêché quelques cabillauds délicieux. Mais de là à s'en couper une tranche au ptit déj...
Pour en finir avec les prix exorbitants pratiqués dans ce pays, celui du carburant entre 1.60 et 2 euros le diesel, et celui des clopes à 10 euros le paquet de Marlboro, joli score.

 

Ce 7 juillet est une date à ne pas manquer!!!!

 

Depuis quelques semaines déjà, nous vivons avec le soleil de minuit, et on s'accommode maintenant bien de cette luminosité permanente. On y trouve plein d'avantage, rouler tranquillou le soir, se promener même très tard. Les habitants font leur jogging à 23h, d'autres pêchent à la mouche à minuit passé, tout se passe comme s'il était 4 heures de l'après midi. C'est bien cool...en été.

 

Bon plan gaz camping-cariste : A l'entrée de Sortland sur les îles vesteralen, on peut remplir les bouteilles de gaz française avec les raccords internationnaux à la sociéte Halogaland varmeservice (face à la station esso, aller à la ZI)

 

En partant nous promener espérant trouver une bouteille à la mer, nous découvrons les ossements d'une baleine : oh !! Les gros nonos pour son chienchien. Et la chance nous sourit encore avec les beau soleil de minuit que nous observons depuis Martin garé en bord de mer à Eggum sur les Lofoten : bon plan pour les touristes : un champ mis à disposition face à la mer avec eau et wc.

 


La suite de la visite : plage de sable blanc et baie turquoise, un peu comme en Corse, mais en plus grand (plus frais aussi !) et sans yacht ni villa dégoulinante sur le rivage... la nature reste grandiose et belle. Nous faisons de belles balades en montagne et profitons au maximum de ces journées de beau temps.
Dimanche 13, nous quittons les Iles Lofoten pour rejoindre Bodu par le bac : les traversées sont très chères (surtout si on mesure + de 6m, c'est 3 fois plus), et nous calculons le parcours au mieux pour éviter d'emprunter les bac trop souvent.
 

 



Publié à 10:45, le 10/07/2008, dans Journal de bord, Sortland
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Finlande

La Finlande
Les infos des Caramaya sont toujours d'actualité, la compagnie Viking-line reste la moins chère (134 euros et 2 heures 30 de traversée).
Les Finlandais en profitent pour dévaliser la boutique du bateau d'achats en tout genre et plus particulièrement de bières. Ils repartent avec des mini chariot remplis à ras bord ou un carton de 24 canettes sous chaque bras, la légère houle servira d'excuse pour ceux qui ont gerbé.

Mardi 24 et mercredi 25 : La visite de la capitale commence par la caserne
des pompiers à qui nous demandons l'hospitalité pour passer la nuit, nous avons besoin d'un raccordement électrique : Martin nous fait un coup de blues lui aussi : il veut une batterie neuve pour la cellule sinon plus d'eau ni de frigo : étant donné la menace, nous cédons à son caprice (on va pas râler elle a quand même 7 ans d'âge), et on lui offre deux batteries neuves dès le lendemain!! Décidément, on aura squatté pas mal de casernes pendant de tour.

Et puis aussi dans cette journée, une petite visite aux urgences d'Helsinki : Pauline est tombée hier dans le bateau et depuis elle a super mal aux deux coudes....diagnostic : pas de fracture, mais une grosse douleur pour quelques jours. En visitant, on a fait une pause dans le mac do de la capitale, histoire de s'achever la santé pour de bon !! et pour faire plaisir aux filles qui ne connaissaient pas, oh les pauvres choutes !


Enfin le soir (23h30), nous récupérons Tiphanie à l'aéroport : l'accompagnant ne parlait pas un mot de français, elle a dû s'éclater pendant le vol, elle a aussi épuisé le pauvre garçon !! mais ça on connaît le phénomène, hein Sonia !!

Voilà tout le monde a besoin d'une bonne nuit de récup après toutes ces émotions. Nous ouvrons le bagage de Tiphanie dans lequel nous attend le paquet transmis par mamie, les tomes 5 et 6 de la série potter...+ quelques photos des chats et des petits mots de tendresse.

 

La capitale n'est pas très densément peuplée, les embouteillages habituels n'existent pas, et on trouve de la place pour stationner sans problème, même avec Martin.
Dans les villes en général, et dans les villages, on voit des gens, mais pas tant que ça !! 5 millions se répartissant sur un territoire vaste comme ½ France, ça fait pas beaucoup de têtes à l'horizon.
La majorité de la population parle anglais, ce qui facilite beaucoup de choses, comme expliquer un problème électrique dû aux batteries foutues, ou un raccord de bouteille de gaz de convenant au normes finlandaises !!!


Nous sommes surpris par le respect du code sur la voie publique. Si le feu piéton est rouge, tout le monde attend sagement qu'il passe au vert avant de traverser même s'il n‘y a aucune voiture en vue. Le laissé le passage aux bandes piétonnes est presque plus respecté qu'un feu rouge , les cyclistes descendent de vélo pour traverser sur les clous, et souvent chacun a sa propre voie de circulation. Chez nous dès qu'on peut griller un peu de rouge, on se gène pas, et quand on est à vélo, on tente de ne pas poser le pied par terre !!
Les gens ne roulent pas comme des fous, de toutes façons y'a des radars tous les 5 kms et sans panneau les annonçant, alors ça calme. les voitures restent même sagement rangées en file derrière nous (à 80 km/h) sans coller aux fesses, et ne tentent pas de doubler. Les routes sont hyper larges (on peut rouler à deux de front) et très très bien entretenues. Bon en rencontrant un français vivant ici, on a appris que la fiscalité dans ce pays est au moins aussi sympathique sinon plus que chez nous. Ce qui explique les dépenses en entretien, et commodités mises à disposition de tous.

 

En général on constate que chacun prend soin de ce qui est public : pas de détérioration ou de graffiti observé (même sur les radars fixes). Tout est très bien tenu de partout, des wc publics avec eau chaude et chauffage nickels, des campagnes ou même les abords des fermes et hangars agricoles sont bien rangés : c'est pas le foutoir, et c'est bien agréable à vivre pour tous. Pour traverser les lacs, les bacs sont gratuits puisqu'ils sont la continuité de la route.


Nous roulons à travers la région des 1000 lacs (187 888 dénombrés) : les paysages sont vraiment magnifiques. On se reprend à rêver d'une petite maison en bois rouge au bord d'une étendue d'eau bleue entourée de verdure, un petit ponton et un petit voilier tout mignon pour les week-end d'été... mais faut revenir l'hiver quand il ne fait jour que 4 h en tout !!! D'ailleurs déjà en ce moment la clarté ne nous quitte plus : le soleil se couche, mais il ne fait jamais complètement nuit. On ne se sert plus du tout de l'éclairage dans le camping-car et on perd un peu nos repères sans horloge.
La nature est très belle, les lacs tous différents : parfois on voit des maisons très colorées avec ponton privé, parfois un voilier ou le sillage d'un bateau, d'autres fois ce sont les forêts et leurs couleurs se reflétant dans l'eau....en somme une région splendide.

Les finlandais sont proches de la natures, et mettent un point d'honneur à la préserver. 1 sur 7 possède un bateau (peut-être même plus si on compte les barques !), et beaucoup ont des maisons à la campagne, des caravanes ou des camping-car : ça fait longtemps qu'on n'en a pas croisé autant.


Ils sont quelque peu réservés au premier abord mais s'avèrent très gentils dès qu'on a besoin de quelque chose. Leur façon de nous accueillir est sincèrement chaleureuse.

 

A Mikkeli, nous avons été voir une course de moto cross. Les filles ont trouvé ça très chouette (surtout les départs ou une trentaine de motos s'élancent gaz à fond). En partant nous sommes tombés sur un circuit de kart de compétition. Reste encore une course de F1 et un grand prix moto, et le tour d'Europe nous aura fait découvrir le tour des sports mécaniques !!

 


Nous profitons d'une pose de deux jours au camping de Juva pour faire une
grande ballade à pied le matin et en barque l'après-midi. (Camping de juva très bien aménagé avec cuisine, sauna, jeux, barque... et très bon marché : 18 euros). Sophie a pu faire cuire un gâteau et un gratin, délicieux quand ça fait presque 3 mois qu'on n'en a pas mangé !!


Des parcours éclairés sont aménagés pour la course à pied et le ski de fond dans et autour des villes. Les pistes cyclables protégées de la circulation longent la plupart des routes et sillonnent les villes.
A découvert, la vie de tous les jours n'est pas si infernale mais dès que l'on passe en sous bois des escadrons de moustiques nous attaquent avec voracité. Nous nous sommes équipés de produits scandinaves pour nous protéger, le 5/5 n'étant pas efficace pour ces enquiquineurs.

Heureusement que nous avions remplis les coffres avant de quitter les pays baltes, la vie ici est bien plus chère que chez nous, sauf le carburant à 1.40 en moyenne.

 

Oulu: nous avons quitté la région des lacs , et nous dirigeons vers la Laponie via le bord mer. Ville assez dynamique avec une jolie plage sur le golfe, et recordman nationale des pistes cyclables. Ici on peut se poser sur un parking à proximité de la mer et du camping sans interdit, d'ailleurs nous ne sommes pas les seuls, les vacances ont commencé pour les gens du pays.

Un peu plus loin à Kémi, nous rencontrons Jean pierre et Thérèse, qui arrivent de Norvège. Comme tous les camping-caristes nous échangeons sur nos parcours, et bons plans. Jean pierre nous confie qu'en Norvège le poisson abonde et que même sans être un pêcheur averti, on fait bingo à chaque fois. Il n'en faut pas plus à Thierry pour foncer dans le premier magazin s'acheter un lancé !! De plus ils nous dépannent avec le kit international de raccordement gaz, qui nous sauvera peut-être de l'hôtel en fin de parcours !!

 

Décidément, nous avons du mal à voir des élans, pourtant nous prenons la peine de rouler tard le soir (jusqu'à minuit) pour augmenter nos chances, mais comme même à cette heure là, il fait jour.... le seul que l'on ait aperçu de prêt avait accroché sa tête en trophée au mur!!


Nous avons passé le cercle polaire sous 28° et avons rendu visite au père noël : le bonhomme a installé un joli business qui marche fort. Il est interdit de le prendre en photo, ni même sa maison, par contre ton gosse en photo sur ses genoux te coûtera 30 euros !!non non c'est pas un score de hockey, c'est un prix. La poste propose aux visiteurs de poster le courrier pour un départ la veille de noël, tout ça pour 8 euros l'enveloppe. On parle beaucoup de prix, mais ils sont renversants !! Après quelques achats souvenirs raisonnables auxquels nous n'avons pas pu échapper, nous reprenons notre route E4-75 vers le grand nord.

 

 

Ivano, sur la route du nord, mais encore en Finlande, ce vendredi 4 juillet. Hier 30° à Rovaniemi, aujourd'hui 8°, ressenti 3°, génial, on se tâte pour aller au cap. Les gens que l'on a rencontré étaient plus ou moins dégoûtés : le tarif A/R est de 200 euros, c'est bourré de cafés, restos et boutiques souvenirs. Alors ça nous fait réfléchir !!
Nous consultons régulièrement la météo, et les prévisions pour les trois jours à venir ne sont pas bonnes.


Nous pensons que la Laponie doit être bien plus jolie en hiver sous la neige. Le coin se prête plus à faire des excursions en traîneau ou motoneige. Le paysage est un peu monotone, toujours des forêts mais aussi pas mal d'endroits pelés. De temps en temps une cabane en bord de route pour s'arrêter boire un café (4 euros) : une multitude de bois et de peaux de rennes indiquent que les trappeurs et les chasseurs habitent la région.


Un mot pour finir : l'état des routes en Finlande est impeccable, mais les moustiques en cette saison
nous pourrissent la vie : malgré les moustiquaires, on en tue encore au matin sans savoir par où ils sont entrés. En Laponie du nord ils sont plus nombreux que partout ailleurs. Manifestement ça ne nous donne pas envie de devenir propriétaire d'un chalet ici, entre les deux mois de nuit non stop l'hiver et ces affreuses bestioles l'été, y'a de quoi devenir dingos !



Publié à 06:07, le 26/06/2008, dans Journal de bord, Porvoo
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estonie

L'Estonie

Des trois pays baltes, l'Estonie est celui qui s'est le plus rapidement développé sur le plan technologique : les parcmètres se paient avec le téléphone portable, on trouve des bornes wifi de partout.

Vendredi 20, le temps est très variable et nous nous réfugions l'après midi à Parnu : son hyper centre aquatique nous permet d'échapper trois heures au mauvais temps : hammam, sauna et bains à remous en tous genres, toboggans, et cascades....une après midi qui fait plaisir à tout le monde et qui laisse des hématomes en souvenirs : et oui les descentes en toboggan étaient chronométrées !

 

Après avoir passé une nuit un œil ouvert (quelqu'un a tenté d'ouvrir Martin à 2h du matin!!), nous dormons la nuit suivante dans la caserne des pompiers de Tapa, à l'est de l'Estonie (tout prêt de la frontière russe). Au matin, nous nous sommes rendus sur le petit marché de la ville : ah les vieilles habitudes russes sont encore bien encrées ici : la queue devant les étales, les distributeurs...la mode n'est pas arrivée sur le marché, tout est gris fade, très tristounet.

 

 

 

 

Nous reprenons la route vers Vosu, dans le parc naturel de Lahemaa, et nous passons deux nuits au camping. C'est la Saint Jean : un peu partout de grands feux sont prévus, avec quelques festivités bien arrosées. Les baltes fêtent le solstice d'été , trois jours de fiesta non stop,23 et 24 fériés, tout est fermé sauf les pub et les restos.

 


Quel plaisir de jouer au monopoly à chaque fois que l'on va faire les courses. Ici quasi pas de pièces, tout se règle en billets qui vont de 2 (environ 7 cts d'euros) jusqu'à 500. Le double étiquetage (monnaie locale et euros) est systématique car l'Estonie prévoie de passer à l'Euro très prochainement.

 

Nous sommes arrivés à Tallinn sous la pluie et par 12° : notre moral s'assortit à la météo, on se dit que si le temps pourri persiste la Finlande sera un pays vite visité !!
Et puis tout à coup le soleil a sorti le bout du nez vers 20h jusqu'à 23h.
nous avons profité de cette éclaircie pour faire le tour de la vieille ville magnifiquement restaurée, et avec les couleurs du soleil couchant un pur bonheur pour les photos.

 

 

Le mauvais temps est revenu dans la nuit, et aujourd'hui mardi les filles prennent patience avec les légos, playmo, jusqu'à ce soir, où nous prenons le bateau pour Helsinki. Espérons que la mer ne sera pas trop mauvaise...

La maison nous manque à tous ces derniers temps : le gens du nooord de l'europe sont plus distants, les températures souvent un peu trop fraiches pour manger dehors, ou alors c'est la pluie qui s'en mêle et nous coince dans notre petit habitacle. Il y a aussi les moustiques qui nous gâchent le plaisir de randonner en short ou tee shirt (c'est pour ça que sur les photos nous portons tous des k way !!) bref une accumulation de petites choses qui font que loin de chez nous tout cela devient difficile à vivre. On se dit bien sûr que ces moments de galère nous permettent d'apprécier les autres aspects du voyage.




Publié à 09:54, le 22/06/2008, dans Journal de bord, Tallinn
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La lettonie

 

La Lettonie

 

Dimanche 15 juin: Fête des pères, un petit cadeau de bonheur sorti droit de leur coeur

 

 

 

  

                  

 

Mon papa le meilleur


Il est beau, il est fort

Il est si gentil que je l'aime à lafolie,

Intelligent, fantastique

Toujours dans une forme olympique

Il est le champion interplanétaire

Un jour, il est monté au sommet du Mont Papa,

Depuis, c'est le roi d'entre les rois.

Mon papa, c'est le meilleur du monde!

Pauline

 

 

Mon papa

Quand je lui fais un câlin,

Tout le bonheur est serré dans mon coeur.

Parce qu'il est grand, beau,

intelligent, costaud;

Parce qu'il est rare et précieux comme de l'or

Il est gentil, généreux, rassurant;

Il est drôle, fantastique mais jamais méchant.

Il est tendre et doux, c'est le roi!

C'est mon papa

Léa

 

Mon papa le roi

Un papa ce n'est pas rien.

Un papa c'est gentil et moi mon papa je l'adore

il me fait rire

et il nous aime;

Quand il est au travail

je pense très fort à lui

Mon papa le roi je l'aime

Mathilde

 

 

Nous avons passé la frontière et sommes en Lettonie depuis ce matin. A croire que nous sommes attirés par les courses à moteur, à Liépaja au sud du pays nous avons assisté à une course de bateau off-shore qui se déroulaient en pleine ville. Ce fut l'occasion de découvrir ce sport plutôt rare mais très impressionnant et très bruyant.

 

 

 

Afin de profiter au maximum de la lumière, des parcours sont aménagés tout au long du litoral, des bancs sont mis face au soleil et ne désemplissent pas de la journée. Les filles sont trés bien roulées et n'hésitent pas à porter du très mini sur de très hauts talons, au grand bonheur de papa qui n'en perd pas une miette.

 

 

La photo n'est pas piratée d'un film de star wars mais nous sommes bien dans une rue piétonne face à la police de quartier qui circule sur des trottes électriques du futur. Un bon moyen pour se déplacer rapidement et avoir l'oeuil sur la population en passant innaperçu!!!!

 

 

 

 

 

 

Nous passons tout l'aprés-midi à profiter de la plage, du sable (pour les filles ) et du soleil (pour les parents) à lézarder. Nous voyons bien quelques ravagés affronter la mer à 10° mais ça nous vient même pas à l'esprit d'essayer.
Loin des villes, la quasi-totalité des maisons ont encore un puits et presque autant de fumoirs à poissons (genre petit cabinet en planche au fond du jardin). Elles sont en bois, très vétustes, sans double vitrage et quand on sait que l'hiver dure au moins 6 mois sous ces latitudes, il y a intérêt à prévoir un bon pull. Les villes sont quant à elles à l'opposé, et rivalisent sans rougir avec les nôtres, en étant mieux conçues (beaucoup de parcs et de pistes cyclables) et bien plus propres. Les voitures de luxe sont omniprésentes et quelques enseignes de grandes surfaces ne proposent même que des produits hauts de gamme dédiés à cette clientèle.
Les plages horaires d'ouverture des magasins sont très larges (9h/22 voir 23h pour certaines) et ce 7 jours sur 7, les parking ne désemplissent pas jusqu'à la fermeture.

 

 

Bien que dans l'ensemble le réseau routier soit très bon, beaucoup de routes secondaires sont en terre ; Et si les 4x4 se régalent sur ce genre de terrain, Martin ne rigole pas. Quelques 50 kilomètres de tôle ondulée en camping-car ça fait claquer les dents. Mais bon, la route côtière est agréable quoiqu'un peu monotone avec d'immenses lignes droites bordées de forêts et de tourbières qui n'en finissent pas.

Lundi 15, nous dormons au cap Kolka, il a plu toute la nuit et nous profitons d'une accalmie matinale pour aller faire un tour sur les plages désertes de cette pointe avant de rejoindre (toujours sous la pluie) Riga. Très jolie capitale, si ce n'est que la visiter sous les gouttes ce n'est pas très drôle, m'enfin ce n'est pas souvent que nous rencontrons un sale temps depuis notre départ !!

 

Mercredi 18 , Sigulda nous propose ses vallons verdoyants : le coin est surnommé la petite suisse lettone, mais là y a de la marge : le plus haut sommet culmine à 91m !! La station possède une piste de bob olympique, et nous nous payons un tour en luge d'été, génial.

 

 

 

 

Une chose étonnante dans ces pays, la barrière de la langue : il suffit de s'adresser à un autochtone en anglais ou en français (évidement il ne comprend absolument rien) et comme par magie, il devient muet ; si bien qu'à force on ne prend même plus la peine de parler anglais quand on entre à la boulangerie ( il comprenne pas plus alors autant se faire plaisir en français) : ça donne, « bonjour madame, tenez donner moi ce joli pain doré là, oui ....et ce sera tout merci ....bonne journée », la vendeuse nous regarde avec des yeux de merlan frit mais la bouche cousue !!



Publié à 07:38, le 15/06/2008, dans Journal de bord, Riga
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Lituanie

 

La Lituanie

 

 

 

Tout petit pays, la Lituanie est une terre de grand rassemblement pour les cigognes : elles se comptent par centaines, les gens consolident leur nid au sommet des poteaux télégraphiques pour les voir revenir chaque année. Le pays est peu densément peuplé, ce qui laisse beaucoup de place pour les plaines et les espaces naturels protégés.

 

 

 

Nous traversons des campagnes où la plupart des habitations ne sont pas très luxueuses, contrairement aux centres urbains où parait-il les lithuaniens se divertissent en passant des week-end shoping à Londres !!! ici pas de chichi, rien que des vieilles maisons, et aux abords des villes, des barres d'immeubles très austères : l'empreinte de la présence soviétique passée est très visible et ne date que de 20 ans.

 

 

 

 

 

Nous passons par la colline des croix qui se comptent par dizaine de milliers : en fait cet endroit date du moyen âge. Pendant l'occupation russe, la colline a été rasée et entièrement débarrassée de ses croix plusieurs fois...mais les gens revenaient en cachette la nuit pour en replanter de nouvelles. Elles commémorent les déportés en Sibérie pendant la guerre et sont un signe de protestation contre l'invasion des soviétiques. Ce lieu nous a beaucoup ému car aujourd'hui encore des gens y viennent chaque jour en pèlerinage.


Les paysages sont très beaux : nous passons une nuit dans le parc Zemaitijos au bord du lac : très bien conçu pour le camping sauvage avec des aires réservées.

 

Nous passons deux jours dans le parc naturel de l'isthme de courlande, et découvrons la fraicheur de la mer baltique; sur la plage il y a bien deux ou trois pingouins dans l'eau, mais franchement on sait pas comment ils font dans de l'eau à 10°. Les filles s'éclatent à courir le long des immenses plages de l'isthme. Nous dormons à Nida seul camping, mais rendu obligatoire car ici le camping sauvage est rigoureusement interdit. Le coin est joli, petit port, petit village sympathique, et dunes de sable tout autour: mais la fragilité de ce paradis est chaque année plus grande, la mer gagne sur le sable et l'isthme sera voué à disparaitre si rien n'est entreprit pour le protéger.

 

               

 

Le 13 juin nous retournons sur Klaipeda où nous faisons un tour en supermarché : les rayons sont ici aussi surprenants. Exemple avec le rayon poisson, séché, fumé, en conserve, frais, en salade de la mer, bref un éventail de possibilité. Nous y trouvons enfin un petit rayon fromage digne de ce nom et faisons quelques folies.

Les températures sont plus fraiches, et nous rencontrons quelques gouttes de pluie. Les journées s'allongent terriblement: 19h de lumière en ce moment, avec nuit à 23h et jour à 4h.



Publié à 08:40, le 13/06/2008, dans Journal de bord, Kaunas
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La pologne

 

 Pologne

 

 

Nous sommes entrés en Pologne par le sud. Premier arrêt à Wadowice, ville natale du pape Jean-Paul II. Nous avons pu y observer la ferveur de la foi religieuse des polonais en visitant l'église où le pape fut baptisé ainsi que sa maison natale. Ferveur que l'on constate aussi en visitant la très belle ville de Cracovie le dimanche 8 juin : toutes les églises sont bondées, même les pépettes en mini jupette avec talons hauts, et les hommes en costard sont agenouillés pour prier. La messe est accompagnée de concert et de chants religieux. Jusque dans les rues de la ville, ce dimanche est tout entier consacré à Dieu (alléluia !!!). On a vu un petit bout de chou de 2 ans mettre un genou à terre et se signer tout comme sa maman.
D'ailleurs depuis notre arrivée dans le pays, nous sommes surpris par la beauté des cimetières, tous plus fleuris que les nôtres à la toussaint (une aubaine pour les fleuristes).

 

 

Petit Bémol historique à notre visite de la Pologne.


La ville Oswiercim fut incorporée au 3è reich fin 1939. Les nazis changèrent son nom en Auschwitz...l'histoire vous a déjà appris la suite. Et nous sommes allés voir les deux camps devenus musées. A part Thierry, nous n'avons pas voulu entrer dans tous les blocs d'Auschwitz (camp de concentration 1) car les photos sont épouvantables et auraient choquées les enfants (le dépliant accompagnant la visite indique le thème traité dans chaque bloc). Le camp 2 est celui de Birkenau, encore plus grand que le premier : c'était un camp d'extermination avec des installations spécifiques que les nazis ont partiellement détruit pour masquer leur crime avant de fuir. Ce fut une véritable usine de mort, que seul Thierry a visité. Rien qu'à l'arrivée sur le camp, on peut voir les rails avec les quais de débarquement sur plusieurs centaines de mètres, je n'avais pas envie d'en voir plus.
Même si cela a été parfois difficile, il nous a semblé important de voir pour mieux savoir et le transmettre à nos enfants qui malgré leurs jeunes âges ont bien compris le drame qui s'y était déroulé.

Le reste de la journée, il a été difficile de porter la réflexion sur autre chose.


Cracovie : très jolie ville, la seule épargnée par les bombardements de la deuxième guerre, avec pleins de beaux bâtiments, que nous visitons le dimanche 8 juin : serait-ce un jour particulièrement festif ? si quelqu'un peut nous éclairer à ce sujet....nous faisons un grand tour à pied du côté de la vieille ville en commençant par le château au bord de la Vistul : là beaucoup de gens portaient des costumes traditionnels en se rendant à l'église. Des concerts avaient lieu dans les rues, du monde aux terrasses, bref en deux heures nous avons un échantillon complet du folklore du pays.

 

9 juin, nous sommes (enfin) au nord de Varsovie, au bord d'un des innombrables lacs (rappelons que la Pologne est le deuxième pays d'Europe après la Finlande avec 44000 lacs !!). La route a été longue depuis ce matin, 6h pour faire 200 km !! bref il est 13h nous nous arrêtons à côté d'un petit chalet bar/resto et décidons d'aller y boire un coup, car fatigue + chaleur = grande soif, malheur pour maman , la bière fait 50 cl, il n'en faut pas moins pour la casser en deux...du coup on mange au resto : repas typique : de la carpe (servie traditionnellement à noël tout comme notre dinde), accompagnée de chou, légume extrêmement consommé dans ce pays et servi à toutes les sauces.
Alors que Sophie se régale de sa carpe, Thierry reste planté devant la sienne à la regarder en se demandant comment on peut manger cette mer ... vive le poulet!!!

 

 

  

Petit aparté pour remercier à Laure qui a trouvé que la barbe de Thierry le vieillissait de 5 ans : il ne lui a pas fallut 24h pour la couper.... Mais il a gardé une jolie moustache de viking !!!

 


 

Depuis quelques semaines, le voyage est un peu plus éprouvant, et on s'y attendait : il nous faut traverser beaucoup de pays, nous visitons beaucoup de villes et autres curiosités, du coup nous ne prenons pas le temps de nous acclimater aux gens, à leur langue ou leurs coutumes ; il nous tarde d'arriver dans les pays baltes ou la Scandinavie pour trouver des étendues sauvages et libres d'accès aux campeurs.

Boire comme un polonais n'est pas une légende : à toute heure de la journée, il n'est pas rare de voir les gens s‘enfiler des cannettes de bière ou de la vodka pure sans modération (alors que la tolérance sur les routes est à 0 !!)... à plusieurs reprises, nous avons dû faire des écarts pour épargner un client titubant sur la route !!

Au nord, nous avons traversé le parc national de Biebranski et y avons passé la nuit : immense tourbière abritant des centaines de variétés d'oiseaux et insectes venus s'y reproduire avant de migrer. Evidemment c'est aussi un paradis pour les moustiques, ce qui nous donne un avant goût de ce que nous vivrons plus loin ...

 



Publié à 08:39, le 13/06/2008, dans Journal de bord, Cracovie
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Slovaquie

La Slovaquie
 
Ffffffffffffrrrrrrreeeeeeeettttttttttt.....................................................
 


Publié à 08:42, le 12/06/2008, dans Journal de bord, Bratislava
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la hongrie

La Hongrie
 
 
 
 

Hongrie, belle étape sur notre parcours. Rien de négatif sur ce pays si ce n'est le manque de sympathie des habitants de la capitale (ah ceux là pour deviner un rictus sur leur visage....)

En arrivant du sud, nous sommes passés par Szeged, qui est surnommée « la petite Budapest ». C'est une très jolie ville entièrement reconstruite fin 19è suite au débordement de la Tisza. La synagogue est très belle (une des + belles du pays parait-il), et Thierry a dû coiffer sa tête pour entrer visiter : eh eh, chacun son tour....

Au camp, on a pu se baigner dans des bassins d'eau chaude (38°) très agréable même si la couleur n'inspirait pas la trempette !! Plutôt verdâtre/marron sentant les sulfates, soit l'œuf pourri pour être bien clair ....m'enfin y'a sans doute des bienfaits à tout ça !

Le hongrois est une très jolie langue à entendre ; mais l'apprendre est décourageant. Rien que bonjour, ça donne « jo napot kivanok » et encore y'a des différences entre le matin et la journée. Donc pour les quelques jours que nous passerons ici, nous ferons de notre mieux pour être polis.

La deuxième nuit, nous l'avons passée dans la cour de la maison de Susan et Aladar, deux retraités qui n'ont pas voulu nous laisser dormir dans la rue de leur quartier résidentiel, car le fond dudit quartier n'avait plus rien de résidentiel, en réalité crado et habité par des tziganes que visiblement personne n'apprécie. Du coup l'échange avec ces gens a été super sympa, le matin ils nous ont préparé un « breakfast » gigantesque avec œufs brouillés au lard, beignets, tomates, poivrons et oignons crus (hmm un régal pour une haleine fraîche toute la journée !! hein Thierry !!).

Enfin nous avons pris la direction de Budapest : petite leçon d'histoire pour apprendre que Buda et Pest étaient deux villes rivales séparées par le Danube, et qui se sont unies à la construction du premier pont sur le fleuve fin 19è (financé par un conte richissime qui voulait pouvoir se rendre sur l'autre rive plus rapidement qu'en barque).

Les bâtiments de la capitale sont très chouettes, le parlement très imposant et très bien protégé. Le Danube est vraiment majestueux : c'est le 2è fleuve de notre continent après la Volga. Comme sur la Seine à Paris, on peut y voir des bateaux restaurants, des bateaux hôtels...et des grosses voitures très très chics garées tout prêt.




Publié à 10:56, le 4/06/2008, dans Journal de bord, Klaipeda
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la roumanie

La Roumanie

 


 

 

 

 

Mouaich, en arrivant par le sud c'est un peu mieux que la Bulgarie, mais c'est quand même pas la grande classe. Les gens sont tout de suite plus souriants, nous indiquant la bonne direction sitôt passée la frontière, ou tolérant le temps qu'il nous faut pour payer le pain ou les tomates (y'a des billet de 1 équivalent à 25 cent d'euro, imaginez la quantité de papier dans le porte-monnaie, on se croirait au monopoly ). 

Mais y'a aussi des conna... qui n'ont même pas pris la peine de s'arrêter ou de nous répondre!!!

Nous avons longé une partie du Danube, et l'on comprend maintenant pourquoi il a inspiré des poètes, écrivains ou compositeurs. A Orsova, nous avons fait une halte au bord de l'eau, les bateaux d'aviron étaient de sortie (ah nostalgie...) quelques kayaks aussi, ambiance tranquille, mais nous gardons l'œil sur Martin que nous ne laissons jamais seul bien longtemps. Une roumaine nous a quand même dit (elle aussi) de ne pas dormir n'importe où, et de préférer les parking de Motel, de station service : nous avons même dormi devant un bâtiment, genre ministère, avec des gardes à qui nous avons demandé la permission évidemment : la seule nuit en Roumanie moins bruyante et en totale sécurité. De toutes façons s'arrêter ailleurs ne vient pas à l'idée vue la sale tronche des gens (excusez le vilain cliché, mais c'est exactement ce que nous avons ressenti).

Beaucoup de charrettes à cheval : nous pourrions jouer au tiercé, les campagnes sont cultivées, les bâtiments plus entretenus et les routes, même minables, sont en travaux (avec les subventions de l'UE) Martin a de nouveau souffert de sa séance vtt...et la bière s'achète en bouteille de 2L pour 1 € !! pas étonnant que les gens picolent !!

Nous apprenons que le français était la première langue étrangère obligatoire enseignée à l'école ; et depuis l'opposition de la France à l'entrée dans l'UE en 2004, notre langue y est désormais interdite, elle est remplacée par l'anglais.

 

 

Gros changement de décor dans le nord du pays : à partir de Timisoara, les maisons sont très comme chez nous, plus de canassons sur les routes mais quelques 4x4, et des visages plus avenants : rien à voir avec les villes habitées par les minorités rom du sud.

 

Dimanche 1/6, nous sommes tombés par hasard sur un circuit de super motard : nous avons regardé la course des petits (nos 3 pompom girl avaient chacune un chouchou tout désigné sous le casque ... mais c'est un secret), puis la course des grands, ou là ça joue du coude.

 

 

 


Pour finir, nous dirons qu'étant donné le temps que nous avons consacré à traverser ce pays , notre point de vue n'a rien d'objectif : d'autres touristes ont pu apprécier la visite des monastères ou une croisière le long du défilé du « portile de fier » sur le Danube.

Le pays n'est pas encore très ouvert au tourisme, et les infrastructures d'accueil sont trop peu nombreuses : on trouve difficilement de l'eau même en station service ou le carburant est à 1.30€ en moyenne. Néanmoins on sent une volonté de construire ou de rénover dans chaque ville traversée (avec un fanion européen dont ils sont très fiers eux au moins).



Publié à 10:48, le 4/06/2008, dans Journal de bord, Arad
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la bulgarie

 

 La Bulgarie

 

 

 

 

Entrée et sortie en moins de 24 heures chrono. Etape très courte et peu engageante d'après ce que nous avons pu voir. Pays super misérable à tout point de vue, nous avons traversé la ville de Vraca pour voir au moins une ville de l'intérieur...et ben même le plus pourri des immeubles de nos cités est moins pourri que le plus beau de leurs immeubles (vous me suivez ?). Tout est rouillé, délabré, défraîchi, sale, bahbahbah....on se demande pourquoi ils sont entrés dans l'Europe !! (si quelqu'un peut nous éclairer à ce sujet ?). On a l'impression que le pays est à l'abandon.

 

Visiblement beaucoup de chômage, pas d'industrie, pas mal de champs de patates c'est sûr et personne pour parler une autre langue que le bulgare. Bref un pays entre la dégringolade et la reconstruction.

En camping-car , aucun endroit pour s'arrêter , nous avons passé une nuit sur le qui-vive, sur le parking d'une station service avec un poste de police pas loin...le lendemain nous nous sommes arrêtés sur le bord de la route pour le petit déj....et une gentille dame vendant des tours de passe passe au routier s'est approchée pour nous proposer ses services !!!D'ailleurs dans tout le pays la prostitution n'est plus un secret pour personne : les filles sont nombreuses à tapiner sur le bord des routes sous les yeux clos de la police.

Enfin voilà, un pays qui doit certainement avoir du charme, avec des gens sans doute charmants, mais ceci nous a échappé.



Publié à 10:38, le 4/06/2008, dans Journal de bord, Sofia
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la turquie

 

 

La Turquie

 

 

 

 

 

 

Passage de frontière : le 2 mai, durée 1 heure pour mettre un tampon (bon d'accord il est 7h30 du mat)

Les choses changent un peu dès que l'on passe la frontière : les nids de poule sont beaucoup plus nombreux et dès que l'on sort des axes principaux, c'est un vrai slalom.
Très très mauvaise surprise par contre : le prix du carburant : ouf, un coup au moral : 1.70 le litre, ça nous a fait mal quand on a fait le plein.

Bon sinon, première journée sympa avec resto à midi (ça maman elle aime bien !) à Gélibolu : nous devions être les seuls touristes dans le quartier, c'était génial de se promener seuls au milieu de tout les autochtones !! quelques achats alimentaires indispensables à notre survie + l'apéro : il nous faut fêter notre arrivée sur le territoire.


Les filles ont croisé plein d'autres enfants, et se sont étonnées de les voir en uniforme scolaire (différent suivant les établissements), les filles en jupe plissée (avec des collants par cette chaleur), et les garçons en pantalon chemise cravate et veste.


Comme en Grèce nous sommes surpris de voir comme les gens sont frileux par ici : nous sommes en tee-shirt et panta-court, quand eux portent des cols roulés en laine et des doudounes !!
Bercés par la litanie du minaret que l'on entend 5 fois par jour, ce chant nous rappelle que nous sommes en pays musulman, il en est sa musique. Pour visiter une mosquée les filles et moi devrons porter des manches longues, jambes couvertes et un foulard sur la tête. C'est l'occasion de leur expliquer que quand on est étranger, on se doit de respecter les us et coutumes du pays tout comme ses lois (comme chez nous !!!)

 

Oren, nous trouvons un super emplacement sur un parking d'hôtel (fermé en cette saison).
Le rituel : école, baignade, bronzage, la routine quoi. Mais cet endroit paradisiaque a un hic : des capsules de bières par centaines jonchent le sable de la plage par endroit. Nous sommes samedi en fin d'après midi et, des camions livrent des boissons au petit bar de la plage , les jeunes commencent à installer les chaises... Ne sachant pas si nous serions invités, nous décidons de décamper, et nous avons beaucoup de mal à dénicher un coin tranquille pour la nuit. Cela nous oblige à rouler de nuit, chose que l'on s'abstient de faire d'habitude. Et nous allons direct à Pergame (ou Bergama) pour notre programme visite du lendemain.

 

 

Panique à Bergama :
Nous découvrons un site archéologique de toute beauté (le plus beau à nos yeux), très bien conservé mais pas assez entretenu et mis en valeur par le gouvernement (les turcs commencent seulement à prendre conscience de leur patrimoine culturel).Les vacances de Pâques étant terminées dans tous les pays, nous sommes tout seul sur le site, et ça c'est génial. La visite nous prend 3 heures car l'ancienne citée est très étendue : c'est évidemment le seul jour où je n'ai pas prévu de goûter !! Le soleil cogne il est presque 11h30, nous sommes moins concentrés et un peu fatigués et décidons donc de faire une pose pour boire. Tout à coup, cris de panique, chacun saute, détale, hurle devant un énorme serpent aussi surpris que nous, et qui essaie de se frayer un chemin entre 10 pieds qui risquent de l'écraser à chaque mouvement.
Une fois disparu dans les fourrés, la pression retombe et les enfants s'effondrent en pleurs, heureusement, Martin n'est pas loin, vite notre refuge....renseignement pris celui-ci était inoffensif.

 



Alors que nous mangions sur le parking, un turc parlant français vient nous accoster pour taper causette. Jusqu'à là c'est sympa mais au fur et à mesure de la discussion il nous sort son dépliant de magasin de tapis à visiter, à seulement 2 kms. Pour les enfants dit-il c'est très intéressant. Et c'est pour nous l'occasion de jeter un coup d'œil.
La visite se déroule avec tout le rituel, thé ou café offert, explication sur la confection des tapis, et leur symbolique, présentation d'une bonne vingtaine de modèles tous plus beaux les uns que les autres : jusqu'à là juste pour le plaisir des yeux dit-il. La fin de la visite approche et notre ami !!! commence à nous demander si un tapis nous ferait plaisir. En bon touriste et par curiosité, nous jouons le jeu. Heureusement qu'il y avait beaucoup de tapis par terre car à l'annonce du prix du tapis que nous aimions (8000 euros) nous avons failli tomber. Par la suite notre ami !!!!!!! a tenté de nous vendre des tapis de moins en moins chère mais, de plus en plus petit si bien qu'à la fin, le tapis pouvais servir de sous verre. Voyant l'impasse de vente qui se profilait notre ami !!!!!!!!!!!! nous à presque mis dehors en nous souhaitant bon voyage.

 

 

Foça, le 6 mai, il est 6 heures du mat, après une pose de 2 jours dans petit coin de paradis nous nous apprêtons à prendre la route, et là vrouf, vrouf plus de batterie. En voilà une journée qui commence bien !! Quarante minutes plus tard, c'est le vrai départ sauf que ce décalage nous amène à traverser Izmir en pleine heure de pointe et là on prend vraiment la dimension du merdier. Comme dans toute expérience il faut essayer de trouver quelque chose de positif, nous n'hésiterons pas à entrer dans Istanbul de nuit (cette ville est 15 fois plus grande).


Au sud d'Izmir, il parait que la côte est magnifique...sans doute mais il faut être résident d'un hôtel car toutes les plages sont privées pendant des kilomètres. Le tourisme consommateur de resto et shopping est servi, même « la croisière s'amuse » accoste les ports. Résultat si tu veux te baigner soit tu casques soit tu te casses. Une heure plus loin toujours à la recherche de la plage promise, nous nous engageons en désespoir de cause dans une impasse qui traverse des petites maisons privés.

Et là nous rencontrons Engin (c'est son prénom,vrai de vrai). Il parle français, un érudit turc qui a beaucoup travaillé à l'étranger, bref un type super intéressant....et qui plus est super gentil : il nous invite à boire un coup à la terrasse juste à côté : il est midi et nous sirotons une bière (ici c'est 50 cl) sous le soleil, il ne m'en faut pas plus pour surfer sur le chemin de la joie !!! Heureusement nous avons trois filles à nourrir, et cela nous sauve...du moins pour quelques heures. Engin nous attend chez lui pour le thé !! Les filles lui font des dessins pendant que Thierry est condamné à boire du raki avec notre nouvel ami, une sacrée dose d'ailleurs (une dose de raki pour une dose d'eau !). Mais là encore la présence de nos enfants nous tire de ce mauvais pas, bon prétexte à une promenade en bord de mer pour aérer tout le monde. Nous dormons dans son quartier sous la garde des dizaines de chats dont il prend soin.

 

Nous sommes surpris par une présence militaire considérable. Tous les gendarmes ont l'arme en bandoulière, les deux mains dessus. Leur grand nombre est censé inhiber les menaces plus ou moins exercées par les pays frontaliers. En tout cas nous ne tentons pas de les prendre en photo...

 

En roulant on constate une grande diversité dans l'agriculture (rizière et champ de coton + nos cultures habituelles). Les femmes sont les premières au poste: chaque matin elles sont déposées par groupe devant leur champ , et sont récupérées le soir par les remorques à tracteur. Elles sont aussi sur les chantiers en ville, avec la pelle.

 

Nous avons fait nos courses dans une grande surface (super propre , à l'image du reste du pays). Le rayon olives/épices/graines est équivalent à notre rayon fromage et produits laitiers. Les supermarchés donnent un bon aperçu des habitudes alimentaires du pays.
Nous pensons cependant (sondage réalisé sur la famille )qu'il n'y a qu'en France que l'on mange du bon fromage et du vrai saucisson. Sans parler de l'eau du robinet : bien que soit disant potable , reste infecte à boire, un matin nous avons fait notre thé à l'eau minérale, histoire de bien démarrer.
La nourriture est bien moins chère que chez nous. 2 à 3 fois moins si on consomme des produits locaux et de saison (les tomates sont à 0.70€, le pain à 0.35, les cerises à 2.50...)


 

 

Quelques minutes de déconcentration pour la photo de classe !

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, il ne devrait rien y avoir d'étonnant à voir une femme au café du village. Pourtant je n'ai vu que des hommes, les rares femmes qui vont au bar , on les voit en ville. Dans ces mêmes villes, on trouve de cireurs de chaussures, des pèses personne (tu donnes une pièce et tu montes sur la balance), mais il n'y a pas de mendicité. Il y a beaucoup de coiffeurs/barbier, métier qui perdure ici: Thierry en a profité pour rafraichir sa coupe, et j'ai récupérer mon homme avec un coupe à la turc et un parfum d'eau de cologne bon marché, rajoutée à sa barbe qui pousse toujours plus longue, je voyage maintenant avec un autoctone! Le mariage reste traditionnel : arrangement entre les familles, surtout dans les campagnes et en Anatolie.

 


Jeudi 8 mai, changement de cap: nous venons de rencontrer des gens merveilleux (camping-cristes de surcroit, ce qui est plutôt rare dans ce pays), super instruits qui nous ont parlé de leur pays et de son histoire de façon extraordinaire. Du coup, et sur leur conseil, nous descendons tout au sud du pays , à Antalya et rejoignons la méditerranée que nous avions quitté 4 jours plus tôt. Pour ceux qui nous connaissent, rien d'étonnant à ce que nous changions de destination du jour au lendemain.

 

Dans les villes , il n'est pas rare de croiser les tracteurs ou les remorques à cheval à côté des mercedes. Y'a de la place pour tout le monde.Le parc auto est plutôt ancien: la police locale roule en R12 collector . Bon y'a aussi des voitures récentes.

Les autoroutes sont vraiment pas chères (environ 0.90 € pour un tronçon de 50 km) et très bien entretenues: de toutes façons vu l'état des routes annexes et des distances à rouler, nous les empruntons dès que possible.

Le nombre de mosquée est impressionnant (1 par quartier) . Paroles de turcs : il y a trop de mosquées et pas assez d'hôpitaux et d'écoles.

Les toits sont ici aussi parabolés et garnis de panneaux solaires.

 

Les turcs sont très patriotes et très fiers de leur pays. Ils ont tous des drapeaux à leur balcon ou à la porte. Ils ont aussi la photo du président dans le salon (t'imagines Sarko suspendu au dessus de ton canapé ??).

 

 

 

Pamukkalé : Comme un rituel ou plutôt quand le sac de linge sale est plein, nous recherchons un camping. Ici, le magnifique site naturel et les vestiges alentours font que cette étape devient une incontournable du circuit touristique. Si bien que toutes les familles possédant un bout de terrain ou quelques pièces supplémentaires se transforment en camping ou pension. Accueil super sympa, bien que commercial !! notre mini camping avec wifi à volonté tombe à pic pour mettre à jour notre blog et passer quelques mails perso. Balade sur le site : un énorme chou-fleur avec eau chaude extrêmement calcaire dégoulinant dessus, formant de petites vasques blanches : super joli.

 

Petit retour sur nos impressions en entrant en Turquie : il n'y a que dans le nord que les routes sont pourries, plus on va vers le sud plus c'est lisse, large et très bien entretenu.

De ce côté-là, rien à voir avec la Grèce. Ici le pays est très propre (parfois bien plus qu'en France !), chacun balaie devant chez soit, il y a des tas d'employés payés à nettoyer et ramasser les cochonneries. Dès qu'on sort des villes, le paysage est à chaque fois un enchantement : des cultures de toutes sortes et de toutes les couleurs (tabacs, bananiers, orangers, plan de fraise et tomates, noisetiers (1er producteur mondial tout de même !), des forêts, beaucoup de montagne dans le centre et le sud. Donc une grande variété de paysage.

 

 

 

Nous sommes arrivés à Antalya la veille de la finale de foot de je sais pas quel championnat de mes deux : le bordel, toute la nuit parce que le Galatasarail a gagné. Bon Ok on était garé sur un super parc auto gardé et fermé, en plein centre bon plan camping-caristes à côté de la porte d'Hadrien et du stade), avec le tram à côté, le port, la mer, les marchands de glaces...et toutes les curiosités habituelles à portée de tongues.

 

Thierry a pu rencontrer les pompiers du coin. Discussion cool avec l'un d'eux (régime 24/48, 800 pompiers pour 760 000 hab, une moto pour accéder aux ruelles très étroites, à part ça ils n'en sont pas encore aux lances leader !!).
Sinon la ville est bien différente de tout ce que nous avions découvert jusque là : vive les mini-jupes et les talons hauts, les gars percing et tatouages à gogo. On est sur la côte d'azur et plus dans la Turquie authentique.
En partant, nous pensions trouver de belles plages puisque la côte est vraiment magnifique : hélas, mille fois hélas, le capitalisme hôtelier avait déjà sévi avec un luxe incroyable : nous comprenons mieux en apprenant que la moitié de la capacité hôtelière du pays est concentrée dans ces 150 km de côte.

 

 

Cette nuit (le 13 pour les superstitieux!!) grande manœuvre : Martin s'est transformé en porte avion. Au petit matin, nous avons comptabilisé environ 50 aérostiques, chargés à bloc de leur cargaison d'hémoglobine. Les filles ont fait des math toute la journée pour savoir qui était l'élue « miss boutons » : vainqueur Léa avec 44 piqûres sur le vısage et les bras !!


Alanya : enfin des plages désertes pour nous tous seuls. Eau turquoise. La ville à deux pas. Nous en profitons et poursuivons le lendemain le long du bord de mer : depuis la route, les points de vue ne manquent pas, mais les virages serrés et le dénivelé + et - rendent ces quelques heures de route bien fatigantes.

Las des virages incessants de cette magnifique route côtière, nous faisons une halte à Tusucu (juste en face de Chypre) pour faire quelques courses et visiter le village. Nous en profitons pour acheter de la colle néoprène dans une droguerie et, alors que nous cherchions à nous faire comprendre, une personne nous demande si elle pouvait nous aider et de surcroît en Français.
Nous profitons de cette aubaine pour lui demander s'il connaissait un petit coin de paradis pour passer la nuit.

 

Cezair, c'est son prénom, nous invite à le suivre jusqu'à chez lui car sa maison et à 200m de la plage.
Nous découvrons à son contact ce que veut dire le mot HOSPITALITE .
Il nous a présenté à son oncle et sa tante, nous a fait visiter sa maison et proposé de prendre la douche chez lui, nous a donné une prise et des patchs contre les moustiques. Nous avons découvert la façon de faire le thé à la turc (véritable rituel) et notre ami nous a même invité à partager son repas.
Pour l'anecdote, nous avons failli acheter une petite maison en bord de mer et avons alerté toute la famille afin de réunir l'argent en un temps record, nous avons passé deux jours de stress à ne plus savoir quoi faire (le stress est une chose que l'on avait déjà oublié).

Mais la sagesse l'a emporté, nous reviendrons quand nous aurons des sous, et nous poursuivons notre voyage avec sérénité.
Il nous a ouvert la porte de sa maison et nous espérons sincèrement pouvoir un jour lui ouvrir la nôtre.L'au revoir a été chargé d'émotion, nous repartons les bras chargés des citrons et mandarines du jardin....bref des gens merveilleux.
Ce pays nous comble de rencontres inoubliables.

En général, dès que l'on parle aux gens, on s'aperçoit qu'ils sont très curieux de visiter Martin : beaucoup n'ont jamais vu de camping-car. Et pour nous remercier de « l'excursion », ils nous offrent des fruits (abricots, erik, fraises, piments !!) de leurs jardins. Avec ceux qui tchatchent deux trois mots d'anglais ou de français, la conversation est vite intéressante. Passées les explications d'usage (comment nos enfants suivent l'école, où allons-nous...) il est très facile de parler de leur pays autant sur le plan économique, religieux et même sur les décisions européennes ou sur les minorités.

 

 

Le potier :

A Avanos, ville des potiers, nous sommes rentrés dans une petite boutique ou un maître potier faisait des démonstrations. Sophie en a profité pour faire quelques folies et les filles se sont exercées sur un bout d’argile et ont modelé leur petite poterie.

 

 

 

 

 

 

 

Le 19 mai est un jour férié en Turquie pour célébrer Ataturc (lire plus bas les détails historiques): ce jour là donc nous décidons de prendre la route très tôt (5h30) car nous voulons rejoindre la mer noire assez vite, il y a 560 Kms à rouler et les filles risquent de trouver le temps long. Vers 9 heures, on s’arrête pour le petit déjeuné et le réveil de nos princesses, dans un petit village de montagne (à l’est d’Ankara). Au bout d’une demi heure, la police locale (la casquette à la « cruchot » et la kalachnikov en bandoulière) vient toquer à la porte de Martin. Il commence à nous dire quelque chose en Turc et, voyant que l’on ne comprenait rien commence à monter le ton et finit par nous crier dans les oreilles (il devait croire que plus il parlerait fort plus on comprendrait). Nous, nous pensions que l’on ne pouvait pas rester sur ce parking à cause de la fête qui se préparait. Au bout d’un moment on comprend le mot « thé ». Evidement ce n’est pas lui qui nous réclamait une tasse de thé (bien qu’on lui aurait servi thé et gâteaux à volonté) mais bien lui qui nous invitait au poste de police juste en face. Bon, aux vues de la Kalachnikov et du flingue à la ceinture, on n’a pas pu refusé, et on est bien sagement allé boire notre coup. Puis il a pris la peine d’appeler sa nièce bilingue, qui nous a traduit qu’en fait la brigade s’inquiétait pour nous, pensait que nous avions un problème et demandait s’ils pouvaient nous venir en aide. Ils nous proposent même un truc à manger. Alors là c’est top, j’imagine la police française interpeller un étranger cassant la croûte sur un parking et ne pipant pas un mot de français. Il n’aurait ni café ni croissant, mais un direct au poste pour formalité !!

Donc voilà encore un geste d’hospitalité fort surprenant ma foi et totalement inattendu.

 

 

20 mai : arrivée sur la mer noire

Son changement de couleur quand il y a mauvais temps lui a valu son nom. Les falaises abruptes plongent dans la mer, le climat humide qu’elle génère profite à la végétation. Une plus faible densité de population rend ce coin du pays très authentique.

Il y a beaucoup de mines de charbon et de grosses usines de sidérurgies sur l’axe ferroviaire. Les villages sont bien plus pauvres que tous ceux que l’on a traversés. Nous croisons aussi beaucoup d’enfants qui manifestement ne vont pas à l’école. Certaines familles vivent dans des bicoques très miséreuses, on se croirait parfois 150 ans en arrière, époque où l’homme vivait d’élevage et de culture, chacun tenant sa vache au bout d’une corde, ou bien portant sur son dos des hottes de père noël pleine de foin ou de bois.

 

Mais, à l’heure qu’il est, nous regrettons presque notre choix de fin de parcours. Toujours avides de coins insolites, et intéressés par cette partie du pays complètement délaissée des touristes, nous avons emprunté la route du bord de mer … qui n’est sans doute empruntée que par les mules et les ânes du quartier. De la terre et des trous, des morceaux de routes éboulées…pendant près de 200 kms Martin est mis à rude épreuve, notre fatigue aussi.

 

 

 


Heureusement, aux environs de Zonuldac la route se lisse, les axes redeviennent larges et bien entretenus.

 

 

 

 

 

Nous roulons jusqu’à Akçakoca où nous avons l’adresse d’un camping (Tezel camping) dont le patron est grenoblois. Pour les amateurs de poissons, il y a même un délicieux restaurant (nous nous sommes régalés) avec terrasse et vue sur la mer.

 

 

 

 

Nous profitons de l’aubaine de notre traducteur pour contacter un garagiste qui se déplace au camp et change les roulements de l’animal, et pour notre sécurité il a même jeté un coup d'eil aux rotules qui avaient du jeu, tout ça sans supplément et à un prix défiant toutes les arnaqueurs français. Papa bricolo en profite pour refixer les meubles, changer les vis qui ont cassé, et remonte le tout bien propre ; Maman tornade blanche bichonne et fait briller les petits coins de Martin ! Après ça notre chouchou est fin prêt pour reprendre sa longue route.

 

 

 

 

 

Petite leçon d’histoire/géo pour les enfants de la classe (et pour ceux qui veulent rebrancher quelques neurones ankylosés)

La Turquie compte 73 millions d’habitants sur un plus grand territoire que la France (1 fois et demie). Mer noire au nord, mer Egée à l’ouest et mer Méditerranée au sud. Beaucoup de chaînes montagneuses avec le mont Ararat qui culmine à 5137m, ce qui en ferait le sommet le plus haut d’Europe si la Turquie entrait dans la communauté. 98% de la population est de religion musulmane.

Mustafa Kemal Ataturk fonda la Turquie moderne, qui joue un rôle de pont entre l’orient et l’occident. Cet homme est mort peu avant la deuxième guerre mondiale, a fait beaucoup de réformes, et a réorganisé son pays : il a entre autre rendu l’école primaire obligatoire, et en 1928 fit abandonner l’alphabet arabe au profit du latin mieux adapté à la langue turque ; ceci a relancé la campagne d’alphabétisation. En 1934 chacun dut adopter un nom de famille et se mit à chercher des noms patriotiques parfois pittoresques. Ataturk n’eut pas à chercher le sien, car l’assemblée nationale le dénomma Ataturk « Père des turcs ». Des statues de bronze placées aux plus beaux endroits des villes montrent l’importance du culte que lui voue la population.

Pour répondre au blog de Pauline :

Byzance, Constantinople, Istanbul : aucune autre ville au monde n’a connu tant de gloire sous trois noms différents. C’est Ataturk qui nomma Ankara nouvelle capitale de son pays.

La Turquie est le premier producteur au monde de noisette : 80% poussent ici !!

 

Voici les merveilleux poemes que les filles ont écris pour leur MAMAN:

 

Maman je t'aime Maman mon rêve

Maman je t'aime aussi fort que Maman pétale de rose,

la terre. Tu es belle comme Amour de toujours

une princesse. Tu me prends dans Qui se métamorphose

tes bras pour me En reine du grand jour

faire un bisous. Ma sirène, ma fée,

Maman je t'aime Quand je te vois,

Mathilde qui t'aime Je ne sais pas comment le dire,

Mais dans tes bras tant aimés

Je t'aime à la folie d'amour.

 

Pauline

 

Maman C'est quoi une maman